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Étape 7 : C’est la base (de tes seins)

Coucou les copains et les copines, ça faisait longtemps que je vous avais pas pondu un bon article bien technique et lourdingue pour apprendre à connaître votre poitrine dans la douleur, hein ? Ça vous a manqué ? Non ? Eh bien tant pis pour vous, car quand faut s’y mettre, faut s’y mettre. Aujourd’hui, on va parler d’un truc super important et dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises sans jamais l’expliquer en détail : la base des seins. (Les anglophones disent « breast root » mais je trouve que « racine » c’est bizarre. Je préfère « base », même si « racine » est pas trop mal non plus, c’est juste trop végétal à mon goût comme image.) Vous voyez comme je parle toujours de soutiens-gorges comme ayant des armatures trop larges ou au contraire assez étroites ? C’est à ça que je me réfère : la bonne correspondance (ou non) de l’armature des soutiens-gorges avec la base de mes seins. Aujourd’hui, si je m’y prends pas trop mal, vous allez tout comprendre. On y va ? On y va.

On peut avoir des seins avec une base plus ou moins large, même pour une forme et une taille similaires. (Crédit image : Busty Resources, le Wikipédia des seins)

Qu’est-ce que la base et comment la déterminer ?

La base des seins, c’est la partie du sein qui est attachée au torse, directement en contact avec le reste du buste. Ça a l’air plutôt simple dit comme ça, mais en fait elle n’est pas toujours évidente à déterminer. En bas, le pli infra-mammaire sert de limite à cette base, c’est généralement sans ambiguïté. C’est sur les côtés que ça se complique. Quand on essaie d’observer la racine du sein au niveau de l’aisselle, il peut être difficile de savoir où le tissu mammaire se termine et où la chair qui ne fait plus partie du sein commence. Selon la densité du tissu mammaire ça peut aussi devenir très casse-couilles d’avoir une vision claire de la chose.

Il y a plusieurs techniques pour bien observer sa racine. La première, c’est de se mettre torse poil et de se pencher en avant devant un miroir. Non seulement c’est rigolo, mais en plus vous aurez une vue bien claire de la zone à partir de laquelle le tissu pend, et si cette surface est petite ou grande. L’autre méthode, c’est de lever les bras devant un miroir. Personnellement, quand je lève les bras, la base de mes seins apparaît instantanément. Appuyer sur le sein aide aussi. Si vous avez un tissu mammaire très souple ou une poitrine plus grosse, vous pouvez même prendre un crayon à maquillage et tracer le contour de la base avec, soulever votre sein et bien marquer à l’endroit du pli infra-mammaire, et tout et tout. Comme ça vous aurez un tracé clair, un peu comme sur l’illustration ci-dessus (même si rien ne vous oblige à colorier vos seins entiers en vert).

Maintenant qu’on a bien fait le mariole devant la glace, qu’est-ce qu’on fait de ces informations ? À quoi ça sert de connaître la base de ses seins ? Est-ce que c’est si important ?

OUI.

C’est extrêmement important.

Les armatures d’un soutien-gorge sont censées épouser la base du sein. Et si on ne sait pas où est sa base, comment savoir si l’armature de son soutif lui correspond bien ?

(Crédit photo : Etam)

(Crédit photo : Etam)

Énormément de gens portent des soutiens-gorges qui n’épousent pas bien la base de leur seins et ne s’en rendent même pas compte. Je ne compte même plus le nombre de femmes que j’ai vu dire « mon soutien-gorge me va bien, je ne comprends pas pourquoi quand je prends mes mensurations le calculateur me donne une taille aussi différente ! » avant de poster une photo d’elles où leur soutien-gorge est totalement appuyé sur leur tissu mammaire.
Ça arrive évidemment quand le soutien-gorge a un bonnet trop petit, comme sur la photo ci-dessus. Ici, le bonnet est si petit que le bas de l’armature ne touche même pas la peau du mannequin. Au milieu à gauche, on voit que l’armature appuie sur son tissu au niveau de l’entre-bonnets, au lieu d’être bien à plat contre le sternum. À droite, on voit que ça appuie aussi sur le côté extérieur du sein, car l’armature devrait aller plus loin sous l’aisselle. En portant des soutiens-gorges comme ça, pas étonnant qu’autant de personnes finissent par détester les armatures. Heureusement, comme la bande est bien trop grande, ça n’appuie pas trop fort et empêche le port d’un tel soutif d’être trop douloureux pour la jeune femme. Mais même si ça ne fait pas forcément mal, ça reste complètement inutile. Les armatures n’étant pas où elles devraient être, la poitrine du mannequin n’est ni soulevée ni maintenue. Pour rigoler, on appelle parfois ça un nipple hat (« chapeau pour tétons », s’il faut traduire), c’est-à-dire un soutif qui vient juste se poser là et ne fait rien.

Aïe.

Cette photo de Christina Hendricks est un autre exemple fabuleux de bonnet tellement petit que les armatures se posent en plein sur le sein au lieu de l’encapsuler. Avec le jeu d’ombres on peut distinguer à peu près où se trouve la racine de son sein gauche et à quel point l’armature de ce pauvre bonnet en est loin. Pour les deux femmes ci-dessus, la solution est évidente : un bonnet (beaucoup) plus grand, un tour de dos plus petit, et le souci serait réglé. Le problème vient de la taille du sous-vêtement, pas de sa forme. Malheureusement, ce n’est pas toujours aussi simple.

Base large ou base étroite ?

La base des seins, comme tout le reste, est un spectre. Il y a les gens aux bases étroites, ceux aux bases larges, et ceux qui se trouvent quelque part entre les deux. Les bases larges ont besoin d’armatures larges, les bases étroites ont besoin d’armatures étroites. Logique.

En théorie, tout ça peut avoir l’air un peu flou, et c’est normal. C’est la pratique qui vous aidera le mieux à déterminer votre forme. C’est en essayant une foultitude de soutifs trop larges que vous vous rendrez compte que vous avez des racines étroites. C’est en essayant une foultitude de soutifs trop étroits que vous vous rendrez compte que vous avez des racines larges. Mais c’est pas pour autant qu’il faut s’épargner la théorie, alors allons-y.

Seins à base large (Crédit image : Bratabase, le Pokédex des soutiens-gorges)

Commençons par parler des personnes aux bases larges. Vous pouvez avoir une racine large quelle que soit votre taille, mais si vous avez une petite poitrine peu projetée, alors il y a une probabilité encore plus forte pour que ce soit votre cas. Si vous avez l’impression d’avoir du tissu mammaire jusque sous les bras, vous êtes peut-être dans cette situation.

Les armatures trop étroites peuvent être catastrophiques car elles poignardent la poitrine. C’est inesthétique, ça ne maintient rien, ça déplace le tissu mammaire et ça peut faire affreusement mal.

Vous vous souvenez dans l’article sur la projection quand je vous parlais de l’effet orange in a glass ? Eh bien cet effet est intimement lié à la largeur de la base. Un bonnet à la bonne taille, voire trop petit, mais trop étroit peut donner l’illusion d’être trop grand, alors que c’est juste un souci de forme. Le tissu mammaire qui s’échappe sur les côtés alors que le reste du bonnet n’est pas rempli est un symptôme typique. Ce n’est pas qu’il est trop grand, mais que le sein n’arrive tout simplement pas à s’y loger. Vous ne pouvez pas faire rentrer une orange dans un verre, il vous faut un récipient avec une ouverture plus large, comme un bol. Eh bien si vous avez les racines larges, vos seins sont des oranges et les bonnets des soutiens-gorges trop étroits sont des verres. Quelle que soit la contenance du verre, si l’ouverture est trop petite, l’orange ne le remplira jamais. Un autre signe d’armatures trop étroites est le soutien-gorge qui laisse des marques sur le tissu mammaire, c’est même un des pires signes possibles.

Seins à base étroite (Crédit image : Bratabase)

Parlons ensuite des bases étroites. C’est ce que je connais le mieux, puisque c’est mon cas. La racine étroite va souvent de pair avec une poitrine projetée, mais ce n’est pas nécessairement le cas, toutes les combinaisons sont possibles (et normales). Le tissu mammaire des personnes aux bases étroites s’arrête juste avant l’aisselle, ou se poursuit sous l’aisselle mais sur un ou deux centimètres seulement.

Les armatures trop larges sont le fléau de mon existence et peuvent représenter un niveau d’inconfort variable. Pratiquement tous mes soutiens-gorges ont des armatures trop larges et pour la plupart, ça passe, je vis avec sans difficulté, même si ça a tendance à aplatir les seins. Mais quand les armatures sont vraiment trop larges, là c’est gênant. Déjà, des armatures qui n’épousent pas bien la racine du sein, c’est un maintien moins satisfaisant. Mais surtout, quand les armatures partent trop loin sous l’aisselle, ça veut souvent dire qu’elles appuient sur les côtes et ça fait vraiment mal.

On reconnaît aisément les armatures trop larges aux marques laissées par le soutien-gorge, qui souvent s’éloignent de la base sur le côté pour partir loin sous l’aisselle, comme sur cette photo. On assiste à un effet orange dans un verre inversé, qu’on appelle parfois aubergine dans un bol : un bonnet dont l’espace est mal réparti, avec souvent un manque de projection mais de l’espace vide sur le côté.

Des marques aux armatures les plus étroites (en violet) aux plus larges (en rouge)

Trouver son bonheur

Là où ça se complique réellement, c’est pour trouver un soutien-gorge qui correspond à la largeur de sa base. Le tableau ci-dessus est une ressource classique utilisée sur r/ABraThatFits et qui permet d’avoir une idée générale de quelles marques font des armatures larges ou étroites, mais il est un peu daté et incomplet.

En réalité, il serait impossible de produire une version parfaite de ce tableau. Même au sein d’une même marque, les armatures ne seront pas forcément toujours larges ou étroites d’un modèle à un autre. Et pour un même modèle, les armatures pourront être très larges ou très étroites d’une taille à l’autre. C’est très difficile de s’y retrouver. Certaines marques sont connues pour leurs armatures très étroites, comme les polonaises Avocado et Comexim. D’autres, comme Bravissimo ou Tutti Rouge, sont connues pour leurs armatures fort larges. Mais une marque comme Ewa Michalak, connue pour ses bonnets étroits, a quand même quelques modèles qui dérogent à cette règle. En général, la plupart des marques ont des armatures de largeur plutôt moyenne. Comme toujours, rien ne vaut un bon vieil essayage.

Crédit image : Bratabase

Crédit image : Bratabase

Le meilleur outil pour espérer s’y retrouver avant d’acheter, c’est Bratabase. Le site est alimenté par ses utilisatrices et utilisateurs, qui y entrent les mensurations de leurs soutiens-gorges. Parmi ces mensurations figure la largeur du bonnet (Cup width), soit la distance d’une extrémité à l’autre d’une armature. Si un soutien-gorge figure dans la base à notre taille, on peut ainsi savoir s’il aura des armatures trop larges ou pas.

Cup width Avocado Kyoto VS Freya Active

À titre d’exemple, j’ai mis côte à côte les mensurations de deux soutiens-gorges de tailles comparables, l’Avocado Kyoto en 60G et le Freya Active en 28FF. (J’utilise Bratabase en pouces parce que c’est dans cette unité de mesure que je prends mes mensurations, mais vous pouvez tout faire en centimètres ou même passer de l’un à l’autre sans problème.) Le Kyoto, plutôt étroit, a une largeur de bonnet de 4.8 pouces, soit 12,2 cm environ. Le Freya Active, très large, a des bonnets de 6.3 pouces de large, soit environ 16 cm. Si vous avez réussi à trouver un soutien-gorge qui vous convient bien, mesurez-le, entrez-le sur Bratabase et mettez-vous en recherche de modèles aux mensurations similaires !

Pour finir ce billet, je vous donne le lien de deux articles du blog Venusian Glow qui m’avaient bien aidée à l’époque où je n’arrivais pas à comprendre la forme de la racine de mes seins :

Bon courage et à bientôt ! ❤⃛ヾ(๑❛ ▿ ◠๑ )

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Avocado Jewel, le soutien-gorge le plus confortable de tous les temps

Je t'aime.

Je t’aime.

Je vais commencer un peu solennellement ce billet par un avertissement. Le soutien-gorge dont je vais parler aujourd’hui m’a été envoyé gratuitement par Avocado, cependant, je ne l’ai pas choisi. Il était prévu qu’Avocado me fasse essayer la gamme Essentia afin que j’en parle sur mon blog (et je le ferai), mais nous ne nous sommes pas mis d’accord sur le Jewel, ils me l’ont envoyé un peu comme un bonus. Autant être honnête avec vous : si j’avais dû le payer, je n’aurais probablement pas choisi d’acheter le Jewel. À chacune de mes visites sur la boutique en ligne d’Avocado, le Jewel faisait partie des modèles qui me faisaient le moins rêver. Je bave déjà depuis des mois sur la gamme Annick in Love et, dans la collection la plus récente, le modèle Valentina m’attire beaucoup. Mais le Jewel ? Bof. Je le trouvais sympa sur les photos mais la grosse dentelle florale et la palette de couleurs ne me correspondaient pas vraiment. Plutôt joli, mais pas mon style.

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Avocado m’a aussi envoyé un autre soutien-gorge « imprévu », l’Orlando, qui est joli et très surprenant avec son effet presque iridescent sur le haut des bonnets, mais j’ai décidé de ne pas en parler et de le leur renvoyer, car j’estime que ce n’est pas un soutien-gorge que j’aurais pu acheter par moi-même et je refuse d’en parler sous prétexte qu’on m’en a fait cadeau.

Pourquoi alors consacrer un article au Jewel alors que je ne veux pas parler de l’Orlando ? Eh bien parce que, si le Jewel me laissait indifférente sur le papier, j’ai eu une putain de révélation en l’enfilant. C’était un moment digne de ce qui se passe quand une baguette choisit son sorcier. Je n’exagère pas. C’est comme s’il avait été fait pour moi. À tel point que j’ai coupé l’étiquette alors que je l’avais encore sur moi et me suis rhabillée par-dessus en souhaitant ne plus jamais l’enlever. Je pense pouvoir dire que c’est le soutien-gorge le plus confortable que j’aie jamais porté. Si j’avais essayé l’Orlando dans la cabine d’une boutique, je l’aurais enlevé en disant « moui, sympa, sans plus ». Si j’avais essayé le Jewel dans un magasin, je l’aurais acheté sans hésiter, et ce malgré l’indifférence initiale.

(Crédit photo : Avocado)

(Crédit photo : Avocado)

Je sais que je suis une piètre photographe mais j’espère que ça se voit quand même sur mes photos : les couleurs du Jewel sont bien plus intenses en vrai qu’elles n’en ont l’air sur le site d’Avocado. Elles sont plus riches, moins fades, plus chaudes, plus profondes. En ouvrant le paquet, ma première réaction a été de me dire « Hé, mais c’est le Jewel, il est joli en fait ». J’avais presque l’impression que c’était un modèle différent de celui que j’avais vu sur internet. Ce soutien-gorge existe dans plusieurs coloris, celui que j’ai reçu s’appelle « Choco Chili » et je le trouve très élégant, à la fois automnal et chaleureux.

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A VS H

La subtile différence de forme entre le modèle A et le modèle H. (Ça a l’air assez évident sur les dessins mais si vous aviez le même soutif en A et en H sous le nez je vous garantis que vous feriez moins les malins.)

Avocado propose plusieurs formes pour ses modèles (cf cet article que j’ai écrit l’année dernière), et le Jewel que j’ai reçu est dans la forme A. Il existe aussi en forme H, mais le A a un côté plunge qui change par rapport à ce dont j’ai l’habitude et qui me plaît beaucoup. J’ai déjà le Kyoto dans cette forme et je l’adore, mais le Jewel me va mieux. Il est plus ouvert sur le haut du bonnet, et ça correspond mieux à la forme de mes seins. Il arrondit la poitrine mais de façon plus naturelle que, par exemple, les soutiens-gorges Cleo et la fameuse « Cleo shape » très arrondie. Il est donc très joli et facile à porter sous les vêtements. Et surtout, il est tellement, tellement confortable. Je ne sais pas si c’est le fit impeccable, les matériaux et tissus utilisés ou la construction des bonnets qui font ça, mais j’ai rarement été aussi à l’aise dans un soutien-gorge. Pourtant, les soutiens-gorges à la bonne taille ça me connaît et je place toujours le confort en haut de ma liste de priorités quand j’en essaye un. Le Jewel est encore plus confortable que mon Maxi Bra de chez Mimi Holliday. Pas de la merde. La seule toute petite chose que je pourrais lui reprocher, c’est qu’il manque un chouïa de projection dans le bas du bonnet pour être vraiment 100% parfait pour moi.

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Niveau taille, rien à signaler, j’ai reçu le soutien-gorge en 60G, ma taille habituelle chez Avocado et ça me convient parfaitement. Avocado fait généralement preuve de consistance dans ses tailles, je n’ai jamais remarqué de modèle qui taille plus petit ou plus grand que les autres, donc je prends toujours la même taille et ça m’a toujours bien réussi. Je porte en règle générale du 28FF (taille britannique), et je pense vraiment que le 60G en est l’équivalent. La bande est faite avec des matériaux solides et confortables et est un plaisir à porter. De plus, elle a de petites baleines verticales de chaque côté. Je sais que certain·e·s ont horreur de ça, mais moi j’adore, je trouve que ça rend la bande encore plus confortable, comme si le soutien-gorge te faisait un câlin.

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Le Jewel a une particularité que j’adore et qu’on retrouve chez tous les soutiens-gorges Avocado : des armatures bien étroites. (Pour rappel, ça veut dire que la distance d’un bout à l’autre d’une armature est faible, et donc que l’armature ne va pas partir loin sous l’aisselle.) À nouveau, je sais que d’autres détestent ça parce que c’est incompatible avec la forme de leurs seins, mais moi c’est tout à fait ce qu’il me faut. Tenez, à ce propos, voici un point Culture Seins pour vous : dans le milieu, on utilise le verbe « to go Polish » quand une personne est obligée d’aller acheter ses soutifs chez des marques polonaises car aucun autre pays n’est capable de produire d’armatures assez étroites pour elle. Or, si vous êtes d’humeur à going Polish, Avocado est définitivement la marque qu’il vous faut.

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Je vais finir cet article en me pâmant devant une autre particularité des soutiens-gorges Avocado : il y a toujours un souci du détail, de jolies idées, de jolis matériaux, des tissus agréables. Ça ne peut se mesurer pleinement qu’en vrai, quand on a le modèle entre les mains, alors mes photos ne rendent pas justice au niveau de soin du Jewel. On a affaire à un soutien-gorge assez cher et haut de gamme, et ça se sent réellement.

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Disponible du 60 au 95, bonnets E à J (approximativement du 75 au 110, bonnets E à J en taille française)

(Mais surtout, nom de dieu, qu’est-ce qu’il est confortable.)

(Genre.)

(Vraiment super confortable.)

(Wow.)

(Sans déconner.)

(Je blague vraiment pas.)

(C’est comme un doudou.)

(Tout le monde aime les doudous.)

(Moi en tous cas j’aime les doudous.)

(Et je t’aime toi.)

(À la prochaine.)

Billet flemme : Wishlist de janvier 2015

Bonne année les amis !

BONNE ANNÉE ?!

NON.

ANNÉE MAUDITE.

C’EST LES PARTIELS.

J’AI PAS LE TEMPS DE FAIRE DES VRAIS ARTICLES.

ALORS VOICI UNE WISHLIST DE FEIGNASSE AVANT DE RETOURNER RÉVISER.

Avocado Annick in Love

avocado annick in love

Ce soutien-gorge me fait de l’oeil depuis teeeeeeeellement longtemps. C’est assez inattendu, mais je trouve que le vert et le noir vont super bien ensemble. Je trouve que l’Annick in Love fait « conte de fées dans les bois », quoi que ça veuille dire. Je le trouve trop beau.

Freya Deco Delight

deco_delightCe gris façon bas de jogging me donne envie de me rouler en boule sous ma couette avec un thé et des gâteaux. Est-ce que c’est ça qu’on veut en cet hostile janvier d’examens ? Je crois que oui.

Curvy Kate Tease Me

Je ne suis habituellement pas très fan du Tease Me, mais dans cette couleur il me plaît beaucoup. Et le shorty porte-jarretelles qui va avec est tout ce que j’attends de la vie.

Comexim Burgundy

comexim burgundy

Il me faut ma dose de Comexim. Il me la faut maintenant. Et il me faut plus de soutiens-gorges rouges, puisque tous mes vêtements sont rouges. C’est pourtant logique.

Freya Deco Honey

freya deco delight jade

Et là on commence à bien sentir que je suis la dernière blogueuse soutifs de la terre à ne pas posséder de Deco et que j’en souffre. Et c’est vrai, j’en souffre. En plus j’adore cette couleur (« Jade », qu’elle s’appelle), elle me fait d’amour mourir.

Ewa Michalak Czarna Mgiełka

J’aime bien les soutiens-gorges tout transparents, en particulier quand ils sont noirs, et j’en ai pas assez. En plus l’esthétique simple mais efficace, avec les coutures contrastantes et tout, me plaît beaucoup. C’est ça qu’on veut, et puis c’est tout.

Fortnight Mira Longline

Je sais que Fortnight ne fait pas ma taille. Je sais que le Mira dans cette couleur n’existe plus. Je sais que Fortnight est une marque canadienne modeste quasi introuvable en-dehors de l’Amérique du Nord. Mais bigre bougre, qu’est-ce que j’aime ce qu’ils font.

Curvy Kate Luxe

Je n’ai toujours pas de soutien-gorge sans bretelles à ma taille. C’est un scandale. Il faut que ça change.

Voilà, ce billet de la grosse flemme et du manque de temps libre est terminé. Si vous voulez m’aider à acheter toutes ces choses cool, alors rendez-moi service et achetez les choses que je mets en vente. En attendant, je retourne à mes cours et vous souhaite une semaine meilleure que la mienne. Bisous bisous.

 

 

 

 

Avocado

Je le disais dans mon article précédent : la Pologne est une sorte de terre sainte des soutiens-gorges. Les marques polonaises ont généralement beaucoup de tailles disponibles, surtout pour les petites bandes et les bonnets profonds (ce sont pratiquement les seules au monde à fabriquer des soutiens-gorges en 70), leurs soutiens-gorges peuvent convenir à des poitrines délaissées par le reste des marques (si vous voulez des bonnets plus étroits et avec plus de projection, c’est là qu’est votre bonheur) et leur rapport qualité/prix est des plus satisfaisants. Avocado, la marque dont je vais vous parler maintenant, est assez chère pour une marque polonaise mais je l’aime d’amour et elle vaut quand même vraiment le coup, nous l’allons montrer tout à l’heure.

Avocado, c’est joli

Règle n°1 chez Avocado : les modèles sont plus jolis en vrai que sur leur site. Mon premier contact avec Avocado a été une brève visite de leur boutique en ligne, que j’avais parcourue en diagonale sans rien voir de très excitant. Et puis je suis tombée sur une présentation de l’ensemble Soir de Paris sur le blog que The Lingerie Lesbian. Et je me suis dit que ça avait l’air bien joli, alors que sur le site je me rappelle spécifiquement avoir trouvé ce modèle un peu moyen et vieillot. Alors oui, c’est vrai que c’est une lingerie plutôt mature, on est loin des imprimés super colorés et festifs qu’on retrouve par exemple chez Cleo, mais c’est vraiment joli et ça ne vieillit pas.

L’ensemble Soir de Paris, photographié par The Lingerie Lesbian, donc.

Je ne suis pas une experte en matériaux, mais quand on met un soutien-gorge Avocado, on a vraiment l’impression de mettre ses seins dans de la lingerie de qualité. La marque est connue pour utiliser des jolies dentelles, originales et d’excellente qualité, et c’est vrai, ça se voit tout de suite, même quand on n’y connaît rien. Les matériaux sont beaux et ils offrent un maintien irréprochable tout en étant très doux et sans donner d’impression de rigidité. Il y a un réel souci du détail dans leurs modèles et c’est pour moi ce qui fait toute la différence. Pourquoi je dis que leur lingerie est plus belle en vrai que sur le site ? Parce que qu’en vrai, on peut réellement apprécier ces détails. Sur le site, quand j’étais tombée sur le Soir de Paris, je n’avais pas vu le détail ni la variété de la dentelle, les petits pois, la perle entre les bonnets. Sur le site, peu de modèles sont exposés sur de vrais mannequins, alors la plupart pâtissent d’un fond tout blanc qui ne met pas toutes ces petites choses en valeur, à moins de prendre le temps de cliquer sur chaque modèle pour aller zoomer.

Par exemple, lors de ma première commande chez Avocado, j’ai acheté le soutien-gorge Albertine. J’ai pas exactement eu le coup de foudre, je l’ai pris parce que je n’ai jamais assez de soutiens-gorges noirs et puis il ne coûtait que douze euros, donc je l’ai acheté en me disant que je ne risquais rien. (D’ailleurs il est toujours à 12€, même s’ils n’ont presque plus de tailles disponibles)

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Albertine, l’objet du délit

Quand je l’ai reçu et que je l’ai sorti de son paquet, je n’en croyais pas mes yeux. La dentelle était vraiment belle et plein de détails m’avaient échappé, comme les petits glands au milieu ou le fait que le haut du bonnet soit en velours. J’ai eu du mal à reconnaître le petit soutif qui payait pas de mine que j’avais daigné mettre dans mon panier. Pour douze euros, le rapport qualité/prix est dingue. Alors oui, sur le site ça a l’air de rien, mais en vrai, c’est très beau. Et je trouve ça plutôt rassurant, finalement, de la lingerie qui est plus belle avec une vraie personne dedans.

Avocado, c’est varié

Avocado propose cinq coupes de soutiens-gorges différentes : A, K, H, D et F. Toutes sont construites différemment et donnent un effet bien à elles, il y a donc de bonnes chances pour qu’au moins une des coupes fasse votre bonheur. Pour ma part, je n’ai testé que les coupes K et A. Pour des informations plus détaillées sur les autres constructions, je recommande cet article de la merveilleuse Miss Underpinnings qui a la chance d’avoir une collection de soutiens-gorges Avocado bien plus conséquente que la mienne.

La coupe K est celle qui soulève le plus les seins. L’Albertine, dont je parlais plus haut, en fait partie. J’ai un autre soutien-gorge dans cette construction : le Vedette.

Je t'aime tant, Vedette, je t'aime tant

Je t’aime tant, Vedette, je t’aime tant

La capacité à « soulever les seins » dont je parle n’est pas forcément évidente avec l’Albertine, qui a ce bord en velours assez fermé, bien qu’il donne une jolie forme sous les vêtements. Le Vedette, bien qu’étant construit pareil, a un bord supérieur bien plus ouvert. Ce que j’essaie maladroitement de vous dire, c’est que ce soutien-gorge fait un décolleté de bonnasse. Le soutien-gorge en lui-même est magnifique, très délicat, la dentelle est ouf et tout ce que vous voulez, mais il est surtout très doué pour mettre en valeur. Le Vedette que j’ai est une taille trop petit pour moi, alors l’effet est sûrement exagéré, mais il remonte pas mal les seins et euh, voilà. Dans le jargon, on appelle ça un décolleté « gâteaux sur une assiette », quand les seins sont mis en valeur en étant soulevés, par opposition au décolleté « raie du cul » (ah ben oui, certaines métaphores sont moins poétiques que d’autres), où les seins sont mis en valeur en étant écrasés l’un contre l’autre. Pour ma part je préfère largement le premier au second, d’autant que le décolleté raie des fesses est généralement le signe d’un soutien-gorge trop petit. Qu’on se comprenne bien, il ne s’agit pas d’un décolleté qui se verra sous les vêtements (sauf pour des hauts à col très profond à la limite), vous aurez juste vraiment l’air canon quand vous vous baladerez en sous-vêtements chez vous. Et ça, c’est important.

La coupe A, quant à elle, est beaucoup plus naturelle. Elle arrondit le sein mais ne le soulève pas autant que la coupe K. Le soutien-gorge que je possède dans cette construction est le Kyoto.

Pour la femme élégante et discrète que tu n'es pas

Le Kyoto, pour la femme élégante et discrète que tu n’es pas

Le Kyoto est vraiment très joli, avec comme d’habitude beaucoup de détails. Il est classe et reste discret sous les vêtements. Je l’ai en « Caramel » mais il existe en plusieurs coloris, donc si ça peut être pas mal si vous cherchez un ensemble dans une couleur proche de celle de votre peau. Tout le monde ne sera pas forcément fan des fleurs mais moi ça me plaît et c’est différent de tout ce que je possède d’autre, c’est mon soutien-gorge de dame quand j’en ai marre d’être un bébé qui porte des soutifs avec des petites poupées russes dessus.
Plein de gens formidables ont essayé le Kyoto, dont Windie de chez Undiegamer, qui l’a même testé deux fois et à nouveau The Lingerie Lesbian. Donc si vous voulez voir des photos un peu plus parlantes, allez donc y jeter un coup d’œil.

Avocado, c’est pas si compliqué

Comme il s’agit d’une marque polonaise, Avocado utilise les tailles européennes, qui sont à la fois différentes des tailles britanniques et des tailles françaises, CAR LE CONCEPT D’EUROPE N’EST PAS DÉNUÉ DE COMPLEXITÉ. Donc au début, c’est un peu perturbant. Mais en fait, c’est pas si difficile de trouver sa taille. Attention, la méthode que je m’apprête à expliquer est propre à Avocado et utilise le tableau des tailles maison de la marque, donc il y a de fortes chances pour que votre taille européenne chez Avocado ne fonctionne pas chez d’autres fabricants, même ceux qui utilisent aussi des tailles EU. Tout cela est très compliqué.

Alors, la première étape est de déterminer son tour de dos et c’est plutôt facile. Un 75FR/28UK est un 60 chez Avocado. Un 80FR/30UK est un 65, un 85FR/32UK est un 70, un 90FR/34UK est un 75, un 95FR/36UK est un 80 et ainsi de suite jusqu’au 120FR/46UK/105EU. Mon tour de dos en taille française est 75, il me faut donc un 60 chez Avocado. Les bandeaux des soutiens-gorges polonais ont tendance à tailler ferme donc, si vous êtes entre deux tailles niveau dos, mieux vaut arrondir au tour de dos supérieur.

Pour trouver sa taille de bonnet, c’est un peu plus technique mais loin d’être insurmontable. Il suffit de se munir de votre tour de poitrine, en centimètres. Attention, il faut prendre le tour de poitrine qui, pour vous, marche le mieux pour déterminer votre taille de bonnet. Il peut s’agir de votre tour de poitrine debout, couché ou penché, voire d’une moyenne de deux de ces mesures, si vous êtes passés par le guide vous savez de quoi je parle. Pour ma part, je prends mon tour de poitrine penchée : 35 pouces, soit 88,9 centimètres.

Le tableau des tailles fourni sur le site d'Avocado

Le tableau des tailles fourni sur le site d’Avocado

Regardons maintenant notre tableau. Dans la ligne des 60, qui est le tour de dos que j’ai établi à partir de mon 28UK/75FR, quelle est la valeur qui se rapproche le plus de mon tour de poitrine de 88,9cm ? Le G correspond à 90cm, donc je pense qu’on est plutôt pas mal. Il me faut donc un 60G chez Avocado. (Je porte mon Kyoto en 60G là tout de suite et je confirme que c’est la bonne taille)

Au pire, si vous galérez vraiment à trouver votre taille, vous pouvez toujours vous tourner vers le service client.
(HIN HIN HIN TRANSITION)

Avocado, c’est une boîte avec un service client super pipou

La première fois que j’ai commandé chez Avocado, leur site venait d’ouvrir et j’ai eu un bug au moment de valider la commande, bref, j’ai dû envoyer un mail au service client pour qu’ils me laissent payer en utilisant LE PAYPAL. J’envoie donc mon mail en anglais, peperlito. Je reçois une réponse extrêmement rapide et polie et… en français. Un français pas parfait, mais largement compréhensible. Leur mail se terminait de la façon suivante : « PS. Je suis tres heureuse d’avoir la possibilite de parler en francais. Si vous avez des questions n’hesitez pas de m’envoyer un e-mail. » Est-ce choupi ou est-ce choupi ? Je crois que c’est choupi. J’ai trouvé ça adorable de leur part de faire l’effort de répondre en français (alors que j’avais rien demandé), du coup j’en ai profité pour demander à la personne (Paulina, pour ne pas la nommer) quelle taille elle me recommandait à partir de mes mensurations et elle a su très bien me conseiller. Et à chaque fois que je passe commande, je reçois un petit message personnel de Paulina « Je suis heureuse d’informer que votre ordre ete envoye aujourd’hui », suivi du numéro de colis. C’est peut-être pas grand chose, mais j’apprécie beaucoup.
Avocado est une petite entreprise, parfois il leur faut quelques jours entre le moment où la commande est passée et celui où elle quitte leurs locaux. Toutes leurs tailles ne sont pas toujours en stock, il arrive qu’ils doivent attendre du côté de leur usine qu’un modèle à la bonne taille finisse d’être fabriqué. On est pas chez Amazon, il leur faut généralement cinq jours pour expédier une commande, mais le service client tient au courant à chaque étape. Et une fois que le colis est expédié, il arrive très vite, la Pologne c’est pas loin. Et l’emballage est bien entendu impeccable : les articles sont dans du papier de soie et le tout est mis dans une enveloppe à bulles qui rentre dans la boîte aux lettres, histoire de pas avoir à se taper le pèlerinage jusqu’au bureau de poste. Pipou de bout en bout.

Avocado, c’est plutôt raisonnable, finalement

Bon, avec tout ça, on a pas vraiment parlé du prix. L’Albertine à douze euros ne reflète pas vraiment les prix généralement pratiqués par Avocado. Il y a quelques modèles autour de soixante-dix euros, mais globalement les prix gravitent autour de cinquante euros pour un soutien-gorge. Cependant, il y a beaucoup de modèles soldés autour de trente euros et les ensembles les plus chers bénéficient souvent de soldes ponctuelles. Pour ma part, je guette les promotions et je m’en sors pour trente à trente-cinq euros par soutien-gorge. C’est une somme mais, pour le même prix, vous pourriez avoir un soutien-gorge Etam qui ne vous va pas du tout donc c’est pas si mal. Ce sont à peu près les prix pratiqués par Princesse Tam-Tam pour un choix de tailles autrement plus vaste et, à mon sens, une qualité supérieure. Pour économiser, vous pouvez aussi explorer les soutifs en promotion entre douze et vingt-cinq euros ou vous abonner à leur newsletter, qui est en polonais mais présente l’avantage de n’être absolument pas intrusive (un unique mail à chaque opération promotionnelle, soit toutes les trois semaines environ, quand je vous dis qu’ils sont pipous). Ça demande un peu d’organisation pour obtenir un prix réduit, mais si vous avez les moyens de payer plein pot, je trouve que ça vaut quand même le coup. Vous aurez vraiment des articles de qualité qu’une marque française ou anglaise vous ferait payer plus d’une centaine d’euros, à votre taille.