Londres Partie 1 : Visite chez Bravissimo & Pepperberry

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Comme vous le savez peut-être, je suis partie à Londres début septembre pour les vacances. Outre les studios Harry Potter à Leavesden, le British Museum et autres attractions touristiques, j’avais une visite obligatoire à faire : Bravissimo.

Si vous ne connaissez pas déjà, Bravissimo a la réputation dans la communauté du bra fitting d’être la boutique irréprochable, celle qui a tout compris et fait tout bien. Il s’agit d’une chaîne de magasins de lingerie spécialisée dans les bonnets D et plus, qui compte environ vingt-cinq points de vente dans tout le Royaume-Uni, dont trois à Londres. Bravissimo commercialise essentiellement sa propre marque, mais aussi de nombreux modèles d’autres marques, en particulier Cleo et Freya. Elle possède également sa marque de vêtements adaptés aux fortes poitrines, Pepperberry, où pour une même taille chaque modèle est disponible dans plusieurs sous-tailles différentes en fonction de la place allouée au buste. Bravissimo est une marque que je connaissais déjà avant d’aller à Londres car j’ai l’habitude de commander sur leur site internet. Je reçois également leur catalogue, un petit rituel assez rétro (qui reçoit encore des catalogues, sérieusement ?) mais que j’adore. Déjà, les catalogues de lingerie quand on aime la lingerie, c’est forcément cool, mais en plus j’aime beaucoup les mannequins Bravissimo, qui sont généralement hyper mignonnes, fraîches et naturelles, avec l’air contentes d’être là sans en faire trop. Bref, j’avais déjà une expérience super positive avec la marque, j’étais donc d’autant plus avide d’enfin essayer une vraie boutique.

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(Crédit photo : Bravissimo)

Je me suis donc rendue à leur boutique à Oxford Circus qui, si je ne me trompe pas, est leur plus grand magasin à Londres. Vue de l’extérieur, la boutique ne paie pas de mine, mais il ne faut pas se laisser décourager car c’est à l’intérieur que se produit la magie.
Quand on entre, toute la première partie du magasin est consacrée à l’espace Pepperberry, avec uniquement des vêtements, donc. Personnellement, ce n’est pas la partie qui m’intéressait parce que le style des habits de chez Pepperberry ne me correspond pas du tout. La marque s’adresse, je pense, à des femmes plus âgées que moi, avec un style assez « dame », très classique voire franchement austère. J’avais quand même envie d’essayer pour voir comment ça taillait et ce que ça valait, donc j’ai pris une robe et je me suis dirigée vers l’arrière du magasin.

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La robe que j’ai essayée (Crédit photo : Pepperberry)

On ne s’en rend pas compte quand on est devant, mais le magasin est très vaste. L’espace lingerie (et maillots de bain, car c’était la fin de l’été quand j’y suis allée) est plus grand encore que l’espace Pepperberry. Je n’ai pas pris de photos parce que ça aurait eu l’air bizarre, mais il y a du choix et des coins dédiés pour les nouveautés, les « classiques » (soutiens-gorges noirs et beiges, t-shirt bras, etc.), les maillots, les soutiens-gorges et t-shirts de sport… Pour une marque qui propose autant de modèles et surtout autant de tailles, j’ai été surprise que l’ensemble ait l’air si aéré. Avec des tailles allant du 28D au 40L (on parle bien sûr en tailles anglaises), j’aurais imaginé des penderies surchargées qui débordent de partout. En réalité, seules quelques tailles sont exposées, les autres sont en réserve et des panneaux nous encouragent à aller réclamer notre taille à une vendeuse. C’est un détail, mais j’ai apprécié que les tailles en rayon ne soient pas forcément des tailles classiques trouvables partout (comme par exemple le 32D/85D) mais aussi des petits tours de dos ou des bonnets très profonds. Ça m’a épargné l’impression qu’on planquait les tailles « bizarres » à l’arrière pour mettre les « vraies » tailles devant, ce n’était clairement pas le cas ici.

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Pour essayer des choses à sa taille, il faut prendre les soutiens-gorges qui nous intéressent et aller les demander à sa taille au sous-sol. Parce que oui, la boutique s’étend en réalité sur deux niveaux et possède un sous-sol immense dédié intégralement aux essayages. Une des spécialités de Bravissimo est de proposer des « fittings », c’est-à-dire des séances complètes de mesure de la poitrine et d’essayages pour déterminer sa taille et les modèles qui nous vont le mieux, le tout en tête-à-tête avec une employée formée. C’est tellement complet qu’il faut prendre rendez-vous, il y a donc une espèce de salle d’attente avec des fauteuils où des femmes, accompagnées parfois de leurs enfants, attendent leur tour. Comme je connaissais déjà ma taille (sans blague), je me suis immédiatement dirigée vers une vendeuse derrière un comptoir. Ce qui m’amène à mon point suivant : les vendeuses de chez Bravissimo sont vraiment compétentes et adorables, je n’ai jamais vu ça de ma vie. « Are you alright there, lovely? » « Which size do you need, love? » (oui, les Anglais·es donnent facilement du « love » et du « lovely » mais j’avais l’impression d’être la petite meuf la plus kawaii du quartier quand elles me parlaient), puis pas un haussement de sourcil quand je leur ai dit qu’il me fallait du 28FF. Pas de tentative de me refourguer une autre taille, un bonnet plus petit ou un tour de dos plus grand, pas de remise en question de ce que j’annonçais, rien. La vendeuse s’est donc dirigée vers la réserve, une salle immense avec des penderies pleines à craquer mais impeccablement organisées, réparties sur plusieurs étages et s’étendant sur des mètres et des mètres. Le voilà le prix à payer pour un magasin respirable : une salle de stockage remplie à ras bord. Pour une fille comme moi, cette réserve ressemblait à un petit paradis.

Une fois de retour avec mes soutiens-gorges, la vendeuse m’a laissée me diriger vers l’espace d’essayage, un vrai dédale de portes car oui, les cabines ont des portes qui se ferment complètement. (Pensée émue pour toi la vendeuse de lingerie intrusive qui ouvrait le rideau sans prévenir quand je me changeais, tu fais moins la maligne, là, hein ?) Autant le dire franchement, je suis complètement fan de leurs cabines. C’est tout ce que j’attends d’une cabine. Tout est fait pour que la personne choisisse l’essayage qui la met le plus à l’aise, qu’elle préfère être laissée tranquille ou se faire assister du début à la fin.

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« Need help? Switch me on »

Si vous avez besoin d’aide, chaque cabine possède un interrupteur qu’il suffit d’activer pour faire venir une vendeuse et lui demander conseil. Il y a également un petit peignoir que vous pouvez enfiler si jamais vous avez besoin d’ouvrir votre cabine ou d’en sortir pendant une séance d’essayage.

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Cintre en satin, on ne se refuse rien.

Si comme moi vous êtes plutôt du genre à vouloir vous débrouiller seule quand vous essayez des choses, tout est fait pour vous faciliter la vie et vous offrir un conseil le plus complet possible sans requérir la présence d’une vendeuse. La cabine se verrouille de l’intérieur, vous n’avez qu’à la fermer pour être peinard.

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Point positif, la cabine est très bien éclairée et il y a des miroirs partout, aucun angle ne peut vous échapper. Ensuite, les murs sont couverts de petits cadres. En haut à gauche, une photo décorative d’un mannequin portant un ensemble de la marque Bravissimo (c’est le Satine, si vous voulez tout savoir), en haut à droite un petit rappel qu’il faut garder votre culotte. C’est en bas que ça devient intéressant. À droite, on trouve un petit récapitulatif des principales coupes et formes de soutiens-gorges existantes, toujours bien utile. À gauche, on a mon préféré, qui rappelle qu’il faut essayer un soutien-gorge au crochet le plus lâche, penser à scoop and swoop et s’assurer qu’on ne déborde pas des bonnets. Vu le nombre de personnes qui ignorent ces choses-là, même si ce sont des conseils basiques, j’ai trouvé ce bref rappel très utile et bien fichu.

Mon passage en cabine s’est déroulé sans encombre, j’ai essayé trois soutiens-gorges et les trois m’allaient très bien, un vrai petit miracle. Ce qui a animé mon essayage, c’est finalement la conversation que j’entendais depuis la cabine d’à côté, où manifestement une dame et une employée du magasin étaient en pleine séance de fitting. Je n’ai évidemment pas vu ce qui s’y passait, mais tout ce que j’ai entendu m’a enchantée. La vendeuse connaissait son sujet, posait les bonnes questions sans être intrusive, était très à l’écoute de la cliente et très pédagogue en même temps. Elle lui a fait essayer plein d’options sans non plus tenter de lui refourguer n’importe quoi, a bien pris compte de ses besoins sans lui raconter de bêtises ni la forcer à la vente. Leur discussion était super amicale et décontractée, mais quand même hyper pro et bénéfique pour la cliente, ça faisait vraiment plaisir à entendre. En plus, ça m’a permis de me rendre compte comment se passait un fitting chez Bravissimo sans avoir à en réclamer un moi-même. Je comprends pourquoi les gens prennent rendez-vous pour ça, parce que le service a l’air d’être super et les vendeuses très bien formées. Ça change de certains magasins de lingerie en France qui mesurent les clientes par-dessus leur manteau en plein milieu de la surface de vente.

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(Crédit photo : Bravissimo)

Mon expérience chez Bravissimo était vraiment super, mais je garde quand même quelques réserves et points négatifs pour la fin. Tout d’abord, la robe Pepperberry ne m’allait pas du tout. Comme la majorité des marques pour poitrines généreuses (si ce n’est toutes), Pepperberry semble tailler ses vêtements pour des femmes beaucoup plus grandes que moi. La place pour la poitrine était idéale, mais tout le reste n’allait pas. J’ai pris un 36 et il ressemblait plus à un 38, la robe baillait à la taille, aux fesses, aux épaules et était bien trop longue. Ce n’est pas une perte très grave pour moi, car de toutes façons le style de Pepperberry ne correspond pas du tout au mien, mais c’est toujours décevant quand ce genre de truc arrive. Globalement, ce souci de style se répercute sur tout le magasin. Les vendeuses sont super, les modèles proposés sont jolis et frais mais l’ambiance générale du magasin fait trop « mature » pour que je m’y sente immédiatement à l’aise. Pourtant il y avait vraiment des femmes de tous les âges dans le magasin, des dames assez âgées et des mères de famille, mais aussi des filles plus jeunes. Ce ressenti vient peut-être de la déco pas très moderne, qui n’est pas complètement horrible ni ringarde, mais tout de même assez quelconque. Si on ne connaît pas déjà Bravissimo et sa bonne réputation, la boutique n’est pas très attirante. C’est dommage, car c’est une de mes meilleures expériences dans un magasin de sous-vêtements. Maintenant que Viksen a fermé, il n’y a officiellement plus aucune boutique en France où je puisse essayer ma taille alors, si je retraverse la Manche un de ces jours, je retournerai plutôt deux fois qu’une chez Bravissimo. ✧٩(•́⌄•́๑)و ✧

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3 réflexions sur “Londres Partie 1 : Visite chez Bravissimo & Pepperberry

  1. Oroshi octobre 9, 2015 à 8:13 Reply

    Eh ben ça fait rêver ton témoignage… Quand je pense que la dernière fois que je suis rentrée dans une boutique de lingerie, j’ai demandé s’il y avait du 80E et la vendeuse m’a regardée, médusée en me soufflant « mais ça n’existe pas… »…. OKAY. C’est vraiment un autre monde!
    Le pire c’est qu’en passant à la caisse (ouais parce que je me suis rattrapée sur du 85D qui passe encore…), j’ai remarqué une sorte de mémo pour les vendeuses, derrière le comptoir, qui listait les critères selon lesquels un soutien-gorge est adapté à la cliente… et en regardant vite-fait il y avait les conseils pleins de bon sens du style « l’entre-bonnet doit être à plat entre les seins », « la bande ne doit pas remonter etc. ». Je veux dire, les vendeuses si elles utilisent vraiment cet outil, elles doivent bien se rendre compte que sur les trois quarts des clientes, les produits ne conviennent pas alors?!
    Bref… Hâte de lire la partie 2 en tout cas :p

  2. Vathel novembre 6, 2015 à 3:28 Reply

    Bonjour,

    Je viens de découvrir ce blog en allant de liens en liens (à la base, recherche google cruciale : « comment assumer ses petits seins »), et je suis déjà fan ! (hop dans les favoris)

    J’ai d’ailleurs découvert le truc du scoop and swoop (ou l’inverse), que je ne connaissais absolument pas (depuis 10 ans que je mets des soutifs)… Et je débordais de mon push-up avec cette technique ! J’ai du coup mesuré ma poitrine, et j’ai lu scrupuleusement toutes les étapes, et j’ai bien peur de devoir refaire ma garde-robe lingerie… A voir en magasin un de ces jours !

    Merci en tout cas pour toutes ces informations c’est super intéressant !

  3. Marie avril 24, 2016 à 1:55 Reply

    J’étais à Londres la semaine dernière pour les vacances. Une amie voulant profiter des enseignes type Primark, j’ai profité de ce temps pour aller à Bravissimo (votre article m’est revenu en tête).
    J’ai eu la chance d’avoir une séance de fitting ! Je n’avais aucun rendez-vous mais une des vendeuses est venue vers moi en me demandant si je trouvais mon bonheur et lui ai dit que j’avais quelques doutes quant à ma taille. Elle m’a dit que ses collègues avaient du temps pour une séance, j’étais joie !
    J’ai donc attendu dans la petite salle d’attente douillette (trop kitsch pour moi, mais douillette !) et une adorable pro est venue me chercher (j’ai eu aussi beaucoup de « Lovely » et « Sweety »).
    Je lui ai montré les 3 SG que j’avais choisi (1 Marcie de chez Cléo et 2 Bravissimo) dans la taille que je pensais être à peu près la bonne : 30F.
    J’avais pour l’occasion revêtit mon SG Chantelle en 30F qui est celui qui me va le plus (1bonnet de plus n’aurai pas été de trop pour mon boob gauche). Elle regarde et dit que c’est parfait.
    Elle m’annonce ensuite qu’il n’y aura aucune mesure avec un mètre ruban, que tout sera fait à l’œil et en fonction des essayages, on réajustera. Sur ce, elle me laisse dans la graaaande cabine d’essayage pour me chercher un autre panache de taille (du 30FF principalement) des SG que j’ai choisi.
    Elle frappe avant d’entrer, me propose de mettre le 1er SG seule pour voir comment je m’y prends. Elle a été ravie de voir que je maitrise le scoop and swoop (merci Expert moelleux !) et que j’accroche le SG au premier crochet (merci Expert Moelleux :P).
    Ça n’a pas duré très longtemps : mon tour de dos est bien le 30, aucun doute là dessus. Quant au bonnet, je fais plutôt du FF que du F.
    Elle m’a confirmé que la forme « Balconette » était ce qui mettait le mieux en valeur ma poitrine.
    Je suis repartie avec une petite brochure remplie de conseils (le fameux scoop and swoop, les tailles que je devais choisir chez les marques Bravissimo et Panache / Cléo, le lavage à la main) et avec 2 ensembles A MA TAILLE (Marcie Bluebell et Bravissimo Candy Bliss) !! La chose qui ne m’est jamais arrivée en France.

    Heureuse, je suis !!

    Encore une fois, merci pour ce blog rempli de super conseils. Grâce à vous, j’ai non seulement trouvé la bonne taille, mais j’ai aussi les bons gestes et une super adresse au cas où je retournerai à Londres 🙂 Et l’avantage, c’est que je pourrai commander chez Bravissimo et Cléo sans le faire à l’aveugle.

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