Archives Mensuelles: mars 2015

Étape 7 : C’est la base (de tes seins)

Coucou les copains et les copines, ça faisait longtemps que je vous avais pas pondu un bon article bien technique et lourdingue pour apprendre à connaître votre poitrine dans la douleur, hein ? Ça vous a manqué ? Non ? Eh bien tant pis pour vous, car quand faut s’y mettre, faut s’y mettre. Aujourd’hui, on va parler d’un truc super important et dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises sans jamais l’expliquer en détail : la base des seins. (Les anglophones disent « breast root » mais je trouve que « racine » c’est bizarre. Je préfère « base », même si « racine » est pas trop mal non plus, c’est juste trop végétal à mon goût comme image.) Vous voyez comme je parle toujours de soutiens-gorges comme ayant des armatures trop larges ou au contraire assez étroites ? C’est à ça que je me réfère : la bonne correspondance (ou non) de l’armature des soutiens-gorges avec la base de mes seins. Aujourd’hui, si je m’y prends pas trop mal, vous allez tout comprendre. On y va ? On y va.

On peut avoir des seins avec une base plus ou moins large, même pour une forme et une taille similaires. (Crédit image : Busty Resources, le Wikipédia des seins)

Qu’est-ce que la base et comment la déterminer ?

La base des seins, c’est la partie du sein qui est attachée au torse, directement en contact avec le reste du buste. Ça a l’air plutôt simple dit comme ça, mais en fait elle n’est pas toujours évidente à déterminer. En bas, le pli infra-mammaire sert de limite à cette base, c’est généralement sans ambiguïté. C’est sur les côtés que ça se complique. Quand on essaie d’observer la racine du sein au niveau de l’aisselle, il peut être difficile de savoir où le tissu mammaire se termine et où la chair qui ne fait plus partie du sein commence. Selon la densité du tissu mammaire ça peut aussi devenir très casse-couilles d’avoir une vision claire de la chose.

Il y a plusieurs techniques pour bien observer sa racine. La première, c’est de se mettre torse poil et de se pencher en avant devant un miroir. Non seulement c’est rigolo, mais en plus vous aurez une vue bien claire de la zone à partir de laquelle le tissu pend, et si cette surface est petite ou grande. L’autre méthode, c’est de lever les bras devant un miroir. Personnellement, quand je lève les bras, la base de mes seins apparaît instantanément. Appuyer sur le sein aide aussi. Si vous avez un tissu mammaire très souple ou une poitrine plus grosse, vous pouvez même prendre un crayon à maquillage et tracer le contour de la base avec, soulever votre sein et bien marquer à l’endroit du pli infra-mammaire, et tout et tout. Comme ça vous aurez un tracé clair, un peu comme sur l’illustration ci-dessus (même si rien ne vous oblige à colorier vos seins entiers en vert).

Maintenant qu’on a bien fait le mariole devant la glace, qu’est-ce qu’on fait de ces informations ? À quoi ça sert de connaître la base de ses seins ? Est-ce que c’est si important ?

OUI.

C’est extrêmement important.

Les armatures d’un soutien-gorge sont censées épouser la base du sein. Et si on ne sait pas où est sa base, comment savoir si l’armature de son soutif lui correspond bien ?

(Crédit photo : Etam)

(Crédit photo : Etam)

Énormément de gens portent des soutiens-gorges qui n’épousent pas bien la base de leur seins et ne s’en rendent même pas compte. Je ne compte même plus le nombre de femmes que j’ai vu dire « mon soutien-gorge me va bien, je ne comprends pas pourquoi quand je prends mes mensurations le calculateur me donne une taille aussi différente ! » avant de poster une photo d’elles où leur soutien-gorge est totalement appuyé sur leur tissu mammaire.
Ça arrive évidemment quand le soutien-gorge a un bonnet trop petit, comme sur la photo ci-dessus. Ici, le bonnet est si petit que le bas de l’armature ne touche même pas la peau du mannequin. Au milieu à gauche, on voit que l’armature appuie sur son tissu au niveau de l’entre-bonnets, au lieu d’être bien à plat contre le sternum. À droite, on voit que ça appuie aussi sur le côté extérieur du sein, car l’armature devrait aller plus loin sous l’aisselle. En portant des soutiens-gorges comme ça, pas étonnant qu’autant de personnes finissent par détester les armatures. Heureusement, comme la bande est bien trop grande, ça n’appuie pas trop fort et empêche le port d’un tel soutif d’être trop douloureux pour la jeune femme. Mais même si ça ne fait pas forcément mal, ça reste complètement inutile. Les armatures n’étant pas où elles devraient être, la poitrine du mannequin n’est ni soulevée ni maintenue. Pour rigoler, on appelle parfois ça un nipple hat (« chapeau pour tétons », s’il faut traduire), c’est-à-dire un soutif qui vient juste se poser là et ne fait rien.

Aïe.

Cette photo de Christina Hendricks est un autre exemple fabuleux de bonnet tellement petit que les armatures se posent en plein sur le sein au lieu de l’encapsuler. Avec le jeu d’ombres on peut distinguer à peu près où se trouve la racine de son sein gauche et à quel point l’armature de ce pauvre bonnet en est loin. Pour les deux femmes ci-dessus, la solution est évidente : un bonnet (beaucoup) plus grand, un tour de dos plus petit, et le souci serait réglé. Le problème vient de la taille du sous-vêtement, pas de sa forme. Malheureusement, ce n’est pas toujours aussi simple.

Base large ou base étroite ?

La base des seins, comme tout le reste, est un spectre. Il y a les gens aux bases étroites, ceux aux bases larges, et ceux qui se trouvent quelque part entre les deux. Les bases larges ont besoin d’armatures larges, les bases étroites ont besoin d’armatures étroites. Logique.

En théorie, tout ça peut avoir l’air un peu flou, et c’est normal. C’est la pratique qui vous aidera le mieux à déterminer votre forme. C’est en essayant une foultitude de soutifs trop larges que vous vous rendrez compte que vous avez des racines étroites. C’est en essayant une foultitude de soutifs trop étroits que vous vous rendrez compte que vous avez des racines larges. Mais c’est pas pour autant qu’il faut s’épargner la théorie, alors allons-y.

Seins à base large (Crédit image : Bratabase, le Pokédex des soutiens-gorges)

Commençons par parler des personnes aux bases larges. Vous pouvez avoir une racine large quelle que soit votre taille, mais si vous avez une petite poitrine peu projetée, alors il y a une probabilité encore plus forte pour que ce soit votre cas. Si vous avez l’impression d’avoir du tissu mammaire jusque sous les bras, vous êtes peut-être dans cette situation.

Les armatures trop étroites peuvent être catastrophiques car elles poignardent la poitrine. C’est inesthétique, ça ne maintient rien, ça déplace le tissu mammaire et ça peut faire affreusement mal.

Vous vous souvenez dans l’article sur la projection quand je vous parlais de l’effet orange in a glass ? Eh bien cet effet est intimement lié à la largeur de la base. Un bonnet à la bonne taille, voire trop petit, mais trop étroit peut donner l’illusion d’être trop grand, alors que c’est juste un souci de forme. Le tissu mammaire qui s’échappe sur les côtés alors que le reste du bonnet n’est pas rempli est un symptôme typique. Ce n’est pas qu’il est trop grand, mais que le sein n’arrive tout simplement pas à s’y loger. Vous ne pouvez pas faire rentrer une orange dans un verre, il vous faut un récipient avec une ouverture plus large, comme un bol. Eh bien si vous avez les racines larges, vos seins sont des oranges et les bonnets des soutiens-gorges trop étroits sont des verres. Quelle que soit la contenance du verre, si l’ouverture est trop petite, l’orange ne le remplira jamais. Un autre signe d’armatures trop étroites est le soutien-gorge qui laisse des marques sur le tissu mammaire, c’est même un des pires signes possibles.

Seins à base étroite (Crédit image : Bratabase)

Parlons ensuite des bases étroites. C’est ce que je connais le mieux, puisque c’est mon cas. La racine étroite va souvent de pair avec une poitrine projetée, mais ce n’est pas nécessairement le cas, toutes les combinaisons sont possibles (et normales). Le tissu mammaire des personnes aux bases étroites s’arrête juste avant l’aisselle, ou se poursuit sous l’aisselle mais sur un ou deux centimètres seulement.

Les armatures trop larges sont le fléau de mon existence et peuvent représenter un niveau d’inconfort variable. Pratiquement tous mes soutiens-gorges ont des armatures trop larges et pour la plupart, ça passe, je vis avec sans difficulté, même si ça a tendance à aplatir les seins. Mais quand les armatures sont vraiment trop larges, là c’est gênant. Déjà, des armatures qui n’épousent pas bien la racine du sein, c’est un maintien moins satisfaisant. Mais surtout, quand les armatures partent trop loin sous l’aisselle, ça veut souvent dire qu’elles appuient sur les côtes et ça fait vraiment mal.

On reconnaît aisément les armatures trop larges aux marques laissées par le soutien-gorge, qui souvent s’éloignent de la base sur le côté pour partir loin sous l’aisselle, comme sur cette photo. On assiste à un effet orange dans un verre inversé, qu’on appelle parfois aubergine dans un bol : un bonnet dont l’espace est mal réparti, avec souvent un manque de projection mais de l’espace vide sur le côté.

Des marques aux armatures les plus étroites (en violet) aux plus larges (en rouge)

Trouver son bonheur

Là où ça se complique réellement, c’est pour trouver un soutien-gorge qui correspond à la largeur de sa base. Le tableau ci-dessus est une ressource classique utilisée sur r/ABraThatFits et qui permet d’avoir une idée générale de quelles marques font des armatures larges ou étroites, mais il est un peu daté et incomplet.

En réalité, il serait impossible de produire une version parfaite de ce tableau. Même au sein d’une même marque, les armatures ne seront pas forcément toujours larges ou étroites d’un modèle à un autre. Et pour un même modèle, les armatures pourront être très larges ou très étroites d’une taille à l’autre. C’est très difficile de s’y retrouver. Certaines marques sont connues pour leurs armatures très étroites, comme les polonaises Avocado et Comexim. D’autres, comme Bravissimo ou Tutti Rouge, sont connues pour leurs armatures fort larges. Mais une marque comme Ewa Michalak, connue pour ses bonnets étroits, a quand même quelques modèles qui dérogent à cette règle. En général, la plupart des marques ont des armatures de largeur plutôt moyenne. Comme toujours, rien ne vaut un bon vieil essayage.

Crédit image : Bratabase

Crédit image : Bratabase

Le meilleur outil pour espérer s’y retrouver avant d’acheter, c’est Bratabase. Le site est alimenté par ses utilisatrices et utilisateurs, qui y entrent les mensurations de leurs soutiens-gorges. Parmi ces mensurations figure la largeur du bonnet (Cup width), soit la distance d’une extrémité à l’autre d’une armature. Si un soutien-gorge figure dans la base à notre taille, on peut ainsi savoir s’il aura des armatures trop larges ou pas.

Cup width Avocado Kyoto VS Freya Active

À titre d’exemple, j’ai mis côte à côte les mensurations de deux soutiens-gorges de tailles comparables, l’Avocado Kyoto en 60G et le Freya Active en 28FF. (J’utilise Bratabase en pouces parce que c’est dans cette unité de mesure que je prends mes mensurations, mais vous pouvez tout faire en centimètres ou même passer de l’un à l’autre sans problème.) Le Kyoto, plutôt étroit, a une largeur de bonnet de 4.8 pouces, soit 12,2 cm environ. Le Freya Active, très large, a des bonnets de 6.3 pouces de large, soit environ 16 cm. Si vous avez réussi à trouver un soutien-gorge qui vous convient bien, mesurez-le, entrez-le sur Bratabase et mettez-vous en recherche de modèles aux mensurations similaires !

Pour finir ce billet, je vous donne le lien de deux articles du blog Venusian Glow qui m’avaient bien aidée à l’époque où je n’arrivais pas à comprendre la forme de la racine de mes seins :

Bon courage et à bientôt ! ❤⃛ヾ(๑❛ ▿ ◠๑ )

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