Archives Mensuelles: septembre 2014

8 conseils pour bien commencer

Les soutiens-gorges, c’est pas facile. Quand on se prépare à sortir de la matrice des soutiens-gorges, qu’on commence à envisager l’éventualité que peut-être on va devoir s’aventurer au-delà du bonnet D et que pour cela il faudra se mesurer dans des positions improbables et essayer plein de trucs, on a vite fait de se décourager. Le résultat en vaut la peine, mais c’est vrai que c’est pas toujours super marrant quand on débute et qu’on est paumé. Heureusement, pauvres âmes errantes, je suis passée par là aussi, j’ai défriché le terrain et j’en ai tiré quelques enseignements que je vais partager avec vous tout de suite.

Instant émiotion : le Panama de Bestform, le premier soutien-gorge que j’ai acheté à ma taille. Il ne me va plus mais je le garde quand même par sentimentalisme.

1) Croire en sa nouvelle taille

C’est la première étape et parfois la plus difficile à surmonter.
« J’ai des tout petits seins, je ne peux pas faire du D ! »
« Ma poitrine n’est pas minuscule mais quand même, c’est impossible que je fasse du G ! »
« Je suis mince, pas maigrichonne, je ne peux pas faire du 75, c’est pour les petites filles ! »
Etc, etc.
Je suis passée par là. Je me suis décidée à commander mon premier soutien-gorge en taille « hors-matrice » (du 80F à l’époque) sans y croire, par pur dépit, parce que je n’en pouvais plus de mes 90C trop petits et qui ne maintenaient rien et que je me disais que je n’avais plus rien à perdre. Je l’admets, j’ai eu de la chance, car la taille mesurée ne marche pas toujours du premier coup, et encore moins le premier soutien-gorge qu’on achète sans réfléchir. Bon, j’ai changé de taille dix fois depuis mon premier soutien-gorge donc j’ai aussi fait mon lot de tâtonnements. Mais l’important, c’est d’avoir eu ce soutien-gorge dans une taille absurde entre les mains, de m’être rendu compte que ses bonnets étaient à peine plus grands que ceux de mes soutiens-gorges actuels et que j’étais probablement capable de les remplir. D’avoir vu que ce soutien-gorge n’avait en fait rien d’absurde et qu’il faisait une différence énorme. Au fond, que sait-on vraiment du fonctionnement des tailles de soutien-gorge quand on ne s’est pas documenté sur la question ? Pas grand chose, à part des préjugés et des légendes sans fondement logique. On est également limités par notre propre manque d’assurance et la peur de tomber dans le vanity sizing, c’est-à-dire d’être accusé de choisir la taille qui nous convient uniquement par vanité. Si je porte du H et que j’en parle autour de moi, tout le monde me dira « arrête de te la péter, tes seins sont pas si gros ». Mais il faut oublier ça, parce que la taille de vos soutiens-gorges, comme celle de tout ce que vous portez, ne concerne que vous et ne vous définit pas. Je suis à l’aise, je n’ai plus mal au dos, j’ai la classe et je sais ce que je fais. Il y aura toujours quelques kékés qui n’y connaissent rien pour dire que ma taille est bidon mais je décide cordialement de n’en avoir rien à battre.

2) Ne pas choisir de modèle à bonnets rigides comme « premier » soutien-gorge

C’est une erreur de débutant super fréquente alors j’insiste dessus. Il y a deux problèmes avec les soutiens-gorges moulés, coqués ou rembourrés :
– Ils ne vont qu’à très peu de gens.
– Ils ne donnent aucune information.
Je m’explique. Un soutien-gorge rigide n’a pas la souplesse nécessaire pour s’adapter à la forme de votre sein. Il réclame donc une forme de seins bien particulière et, si vous en achetez un comme premier soutien-gorge à votre taille, il faut avoir le cul sacrément bordé de nouilles pour qu’il vous aille du premier coup. En essayant plein de soutiens-gorges, on apprend à connaître sa forme et on peut alors choisir un soutien-gorge moulé de façon plus avertie, avec un risque moindre de se tromper. Mais acheter un soutien-gorge à bonnets rigides quand on s’y connait encore mal, c’est comme acheter un jeu Guitar Hero pour la première fois et essayer de prendre le jeu en main en jouant du Tool en mode expert. C’est UNE TRÈS MAUVAISE IDÉE et ça va vous dégoûter plus qu’autre chose alors que Guitar Hero, comme la lingerie, c’est super fun.
L’autre souci, c’est que la rigidité du soutien-gorge dissimule les problèmes. Souvent, le seul diagnostic à tirer d’un soutien-gorge moulé qui ne va pas, c’est que la forme pose problème, sans plus de précisions. Avec un soutien-gorge « normal », on peut détecter plus facilement un problème de projection, d’ampleur, d’étroitesse du bonnet. S’il nous va, c’est parfait, mais s’il ne nous va pas, ça permet quand même de tirer des leçons et d’en apprendre un peu plus. Avec un soutien-gorge rigide, on n’apprend pas grand chose et on perd du temps en plus d’être frustré.

3) Ne pas hésiter à commander plusieurs tailles d’un coup et renvoyer celles qui ne conviennent pas

Il arrive que, après prise des mensurations, on se retrouve entre deux tailles, voire entre quatre tailles. La meilleure chose à faire dans ces cas-là, c’est de trouver un site qui propose les retours gratuits, trouver des soutiens-gorges qui vous plaisent et les commander en plein de tailles. Vous ferez vos essayages chez vous tranquillement et vous aurez tout le loisir de voir ce qui fonctionne ou pas dans telle ou telle taille. Ensuite, vous gardez ce qui vous convient, vous renvoyez ce qui ne vous plaît pas et vous êtes sûr d’avoir pris une décision informée. Ce n’est pas forcément évident (personnellement, les sites qui font les retours gratuits ont toujours très peu de choix dans ma taille) mais c’est ce qui se substitue le mieux à une séance d’essayage en boutique. Cela demande également d’avoir assez d’argent disponible pour avoir de quoi patienter en attendant que le retour et le remboursement soient effectués. Évidemment, si vous faites une taille plus facile à trouver ou si vous avez un bon magasin de lingerie près de chez vous, foncez-y, mais la plupart des gens n’ont pas la chance d’avoir leur taille disponible en boutique. Quoi qu’il en soit, la possibilité d’essayer plusieurs tailles d’un même modèle fait gagner un temps fou.

4) Ne pas trop acheter d’un coup dans sa nouvelle taille

Tous les soutiens-gorges ne taillent pas pareil mais vous avez quand même trouvé une taille qui vous convient bien dans la plupart des modèles. Vos seins sont heureux, vous êtes pris d’une frénésie et achetez tous les soutiens-gorges pas trop chers dans votre taille. Et puis la migration des tissus se produit, vous changez complètement de taille et vous vous retrouvez avec une tonne de soutiens-gorges qui ne vous vont plus sur les bras. Pour éviter ça, il ne faut pas s’emporter et ne pas trop investir dès le début. La migration des tissus mammaires n’est pas un phénomène systématique mais mieux vaut attendre un peu avant d’acheter trop de soutiens-gorges trop coûteux trop rapidement. Mesurez-vous régulièrement, regardez si vos mensurations changent ou pas et si elles changent vite, gardez toujours un œil sur le changement pour être bien certain de ne pas acheter une taille qui ne vous ira plus dans deux semaines.

5) …Mais ne pas acheter trop peu non plus

Il faut acheter en modération au début, mais il ne faut pas acheter trop peu non plus. Si vous n’avez qu’un seul soutien-gorge à la bonne taille et que vous le portez tous les jours, il va se fatiguer très, très vite. L’élastique a besoin de se reposer après avoir été porté, sinon il va se détendre très rapidement et le soutien-gorge aura une durée de vie de quelques semaines seulement. Il faut donc avoir un roulement, même petit. Un seul soutien-gorge porté tous les jours c’est de l’argent jeté par les fenêtres. Deux soutiens-gorges c’est un peu juste pour faire un roulement correct. Trois soutiens-gorges ça commence à être bien si on veut qu’ils résistent un peu à l’usure.

Le Phoebe de chez Gossard, que j'ai mais dont la forme ne me convient pas. C'est pas grave. Ça arrive.

Le Phoebe de chez Gossard, que j’ai mais dont les armatures trop larges ne me conviennent pas. C’est pas grave. Ça arrive à tout le monde, même aux meilleurs.

6) Ne pas croire que tout est censé nous aller dans notre nouvelle taille et comprendre l’importance de la forme

Ah, ça, quand vous portiez du 95B, rien ne vous allait vraiment mais au moins vous pouviez tout porter dans cette taille ! Les corbeilles, les emboitants, les ampliformes, les triangles, les push ups… Tout pouvait passer ! Parce qu’après tout, quand on est aussi loin du compte, il y a de la place pour toutes les approximations. Hélas, plus on se rapproche de la bonne taille et plus tous les détails comptent. C’est malheureux mais c’est logique. Un soutien-gorge dans une forme inadaptée et avec des bonnets trop petits ça peut passer quand la bande est dix fois trop grande et camoufle tous les problèmes. Il y a zéro maintien, mais visuellement ça n’a pas l’air trop catastrophique. Quand la bande maintient bien, elle est trop ferme pour servir de cache-misère à des bonnets à la mauvaise forme. C’est pourquoi la taille n’est qu’une première étape et qu’il est tout aussi important d’apprendre à connaître la forme sa poitrine. La taille ne représente qu’un volume monté sur un certain tour de dos, ce volume peut être réparti sur le buste de toutes les façons possibles. Il est donc normal d’avoir des tas de formes différentes pour accommoder toutes les répartitions possibles du tissu mammaire. C’est logique que tout ne vous aille pas, ça ne veut pas dire que vos seins sont bizarres. C’est juste que tout le monde n’a pas les mêmes seins que vous, et c’est normal.

7) Se faire confiance avant tout

Je le dis tout le temps et je le répète encore : le but du soutien-gorge c’est de vous faire plaisir à vous. Que vous soyez à l’aise et que vous vous sentiez bien. Et si vous vous sentez bien dans une taille qui n’est pas du tout celle que je vous ai recommandée ni que je vous recommanderais, alors tant pis. Il y a plein de raisons pour ne pas vouloir porter une taille que moi je considérerais comme optimale. Peut-être que vous voulez porter un tour de dos plus grand parce que c’est plus facile à trouver ou que vous n’aimez vraiment pas vous sentir trop serré. Ou peut-être que vous voulez porter un bonnet plus petit parce que vous aimez bien le décolleté que ça vous fait. Vous faites ça pour vous, pas pour les autres. Et moi je sers à donner des conseils, pas des ordres. C’est votre confort qui prime avant tout, c’est ça la finalité absolue. Si vous vous retrouvez dans un soutien-gorge qui vous met terriblement mal à l’aise, même si c’est censé être la « bonne » taille, alors ce n’est pas celui qu’il vous faut, point. Seul votre avis compte vraiment, alors faites-vous confiance.

8) Ne pas désespérer

Un petit sondage avait été mené sur /r/ABraThatFits pour savoir combien de soutiens-gorges en moyenne les utilisatrices et utilisateurs avaient essayé avant d’en trouver un qui leur allait vraiment. Il me semble que la moyenne était de dix-sept soutiens-gorges et certaines femmes en avaient même essayé une cinquantaine avant de trouver leur bonheur. Il convient donc de ne pas baisser les bras au bout de deux soutiens-gorges un peu décevants. Sachez que tout le monde est dans la même galère et que ce n’est évident pour personne. C’est un processus qui peut prendre du temps, alors ne vous découragez pas. Le résultat en vaut vraiment la peine.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que ces quelques conseils vous auront aidés. En guise de conclusion, j’aimerais vous offrir un remerciement, car aujourd’hui le blog a battu son record de visites quotidiennes et septembre 2014 sera son meilleur mois depuis sa création. Alors merci, merci mille fois, et à la prochaine !

Publicités

Mimi Holliday Bisou Bisou Strawberry Maxi bra, mon nouveau meilleur copain

(En voilà un nom compliqué)

Avant de partir en vacances, j’ai décidé de me faire un cadeau d’anniversaire à moi-même et je me suis offert mon premier soutien-gorge haut de gamme à ma taille. Mimi Holliday est une marque anglaise qui me faisait de l’œil depuis bien longtemps mais dans laquelle je n’avais jamais investi faute de budget. Comme à chaque fois que j’achète un objet un peu plus cher que ce dont j’ai l’habitude, j’ai mille appréhensions au moment de passer la commande. Heureusement, je n’ai pas du tout été déçue.

Il m’a fallu une éternité pour décider quoi choisir tellement Mimi Holliday a de jolis soutiens-gorges qui changent de tout ce qu’on peut voir à ma taille. Ces temps-ci, comme le l’ai dit dans mon Point Culotte sur le blog de Viksen, j’avais une envie de jolie dentelle noire alors je me suis dirigée vers la gamme Bisou Bisou Strawberry. Je commence à en avoir un peu marre du noir sur rose dans la lingerie, mais là j’ai trouvé que c’était fait de manière très élégante et subtile, notamment grâce au rose très pâle.

Le Bisou Bisou Strawberry dans sa version Comfort Bra (à gauche) et Maxi Bra (à droite)

Le Bisou Bisou Strawberry dans sa version Comfort Bra (à gauche) et Maxi Bra (à droite)

Pour ce qui est du modèle, j’ai longtemps hésité à prendre l’option Comfort Bra, un peu plus délicat et conçu pour des poitrines plus petites (bonnet F ou FF maximum en taille anglaise). J’ai finalement opté pour le Maxi Bra, disponible jusqu’au bonnet GG et dont la coupe est plus proche du reste de l’offre de lingerie bonnets profonds avec son bonnet en trois parties et son bandeau bien large. (En réalité il a fallu que le Comfort Bra tombe temporairement en rupture de stock dans ma taille pour que je parvienne enfin à me décider, on en était à ce niveau-là d’indécision.)

P1020447

Mon ensemble est arrivé dans une grosse boîte contenant une quantité faramineuse de petits papiers et de cartes postales, et même le catalogue de la collection Mimi Holliday en cours. Quand j’ai pu enfin accéder à la lingerie, ma première réaction a été de dire : « Ah oui, d’accord ». La différence de qualité par rapport à une marque moyenne gamme se voit immédiatement au niveau des matériaux utilisés. Je continuerai bien sûr à me fournir principalement chez des marques moyenne gamme pour des raisons financières et parce que certaines font des choses adorables mais, quand on passe dans la gamme au-dessus, on a tout de suite du satin de soie et de la belle dentelle. Et franchement, ça a de la gueule.

P1020452

Gros plan du bonnet, où on peut distinguer le maillage et la dentelle qui le composent.

Comme je l’ai dit, le bonnet est en trois parties et se compose de maillage fin par-dessus lequel est assemblée la dentelle. Les bonnets sont délicats mais donnent quand même une certaine impression de solidité : on n’a pas l’impression que la dentelle va se déchirer à tout instant ou que les bonnets vont s’abîmer dès qu’on bombera le torse. Malgré son prix, ce n’est pas un soutien-gorge fragile à réserver aux grandes occasions mais bien un très bon soutien-gorge de tous les jours.
L’autre raison pour laquelle ce soutif est devenu mon meilleur copain, c’est le confort. Le bonnet me va nickel, il taille comme un vrai 28FF, les armatures ne sont pas trop larges et les matériaux sont hyper confortables. Le maintien n’est pas ce que j’ai connu de mieux, mais c’est normal étant donné la délicatesse des matériaux du bonnet et c’est en partie compensé par une bande bien large dans le dos. (Petit bonus sympa, ladite bande a quatre rangées de crochets quand la plupart des marques se contentent de trois.) Ayant une poitrine relativement modeste, ça ne m’a pas posé problème, mais j’ignore comment le soutien-gorge conviendrait à des seins plus gros. J’aime aussi beaucoup la forme que donne le soutien-gorge sous les vêtements. On est loin de la forme bien ronde des soutiens-gorges Cleo (que j’aime beaucoup par ailleurs) : celui-là donne une forme beaucoup plus naturelle. On n’a jamais l’impression d’avoir les seins affaissés ou très pointus, la poitrine est rehaussée mais de manière plus subtile. C’est rare de trouver des modèles qui sachent trouver cet équilibre-là.

P1020446

Les quatre rangées de crochets, toujours un plus.

Les quatre rangées de crochets, toujours un plus.

Le seul bémol que j’ai trouvé à ce soutien-gorge, ce sont les bretelles. Quand on est petite comme moi et qu’en plus on a les seins plutôt haut placés, on a souvent besoin de beaucoup raccourcir les bretelles. Or celles du Maxi Bra ne sont pas complètement ajustables et je suis déjà obligée de les régler quasi au minimum. Autre point faible partant du même problème : les bretelles sont placées de manière assez écartée, elles ont donc tendance à glisser des épaules même avec le bon réglage. Mais ce soutif demeure mon meilleur copain. Parce qu’un meilleur copain même avec des bretelles trop longues ça reste un meilleur copain et puis c’est tout.

P1020473

Je sais que ce n’est plus exactement le sujet du blog mais j’ai commandé la culotte assortie. J’ai choisi la culotte classique, mais il y a d’autres options si vous avez envie de montrer un peu plus de fesse. Je l’ai prise en taille S (pour référence, je fais une taille 36) et elle est très confortable et couvre bien mon petit bouli classieux.

P1020456

La culotte est toute en soie à l’exception de la bordure en dentelle

P1020458

Il faut aimer la dentelle un peu toile d’araignée, mais personnellement ça me plaît bien. (PS : Ceci n’est pas ma main)

Si je devais résumer cette première expérience avec Mimi Holliday en quelques mots, ce serait « J’EN VEUX ENCORE ». Quand on dépense beaucoup d’argent, c’est difficile de savoir si ça vaudra le coup à l’arrivée. Les prix de Mimi Holliday sont élevés, et c’est vrai que c’est un souci pour moi, mais il sont totalement justifiés et ça vaut le coup d’économiser pour pouvoir s’offrir des produits d’une telle qualité. Alors si vous pouvez vous le permettre, foncez. Il faut aussi saluer l’offre de tailles plus que respectable, du 28 au 40 et du bonnet C au bonnet GG (soit du 75 au 105, bonnet C à K si on convertit en tailles françaises). Les marques de belle lingerie peuvent rarement en dire autant et il me semble important de soutenir ça et de montrer qu’il existe une vraie demande pour ces tailles. Alors voilà, c’était mon premier ensemble haut de gamme et j’espère que ce ne sera pas le dernier parce qu’il a vraiment répondu à toutes mes attentes.