J’ai testé pour toi : se faire mesurer la gorge par de grandes chaînes de lingerie

(COUCOU. Ceci est le post qui a initié mon obsession pour les soutien-gorge et la création de ce blog. Je l’ai publié une première fois sur un de mes tumblrs il y a quelques mois et j’ai décidé de le copier ici afin de laisser mon pauvre tumblr en paix et parce que je pense qu’il constitue une bonne introduction pour ce nouveau blog. Voilà. Un tout nouveau monde de rêves, d’aventures et de soutien-gorge t’attend ! Dingue !)

Laisse-moi te raconter rapidement l’histoire de mes seins. De l’âge de 12 ans à l’âge de 19 ans, ma taille de soutien-gorge n’a pas bougé d’un poil. C’était fantastique et confortable mais du coup, le jour où mes seins ont changé, j’étais totalement déboussolée. J’avais trouvé mon ancienne taille au hasard, quand j’étais collégienne, avec l’aide de ma mère et de vendeuses bienveillantes avec l’enfant que j’étais. Là, je ne savais pas comment faire. Alors j’ai tâtonné, jusqu’à trouver une taille qui me convenait à peu près, mais il y avait des signes qui ne trompaient pas : la bande du soutien-gorge remontait dans mon dos, le soutien-gorge avait l’air à la fois trop petit et trop grand (oui, c’est possible et même plutôt fréquent), le maintien était médiocre. Alors trouver ma bonne taille de soutif est devenu ma croisade personnelle.
On voit souvent passer sur internet des guides pour trouver sa véritable taille de seins, celle qui rend les poitrines souriantes et les filles joyeuses. Avec ces guides, je me suis mesurée des dizaines de fois. Je trouvais toujours à peu près la même taille avec différents guides, j’avais donc tendance à croire qu’ils étaient fiables. Seul souci : ils me donnaient une taille que je n’avais jamais vue en boutique et qui, pour moi, n’existait même pas. Alors je laissais tomber. Mais un beau jour, je suis tombée sur ce subreddit, qui avait son propre guide de mesure, encore plus précis que tous ceux que j’avais pu voir. J’ai trouvé la même taille absurde qu’avec les autres guides sauf que, cette fois, il y avait une liste de boutiques qui commercialisaient ces tailles. Alors j’ai commandé un modèle à ma taille nouvellement mesurée (pour pas cher, soit dit en passant), je l’ai reçu, je l’ai enfilé et j’ai explosé de joie dans un nuage de petites étoiles mignonnes. Pas de bande qui remonte dans le dos, pas de bonnet trop rempli par endroits et sous-rempli ailleurs, pas cette impression que mes seins soutiennent le soutien-gorge et non l’inverse. La bonne taille. Enfin.
(NB : La taille d’une personne peut varier selon les marques, les formes, etc., sans compter qu’il existe des tailles “sœurs”, bref, il n’y a pas une bonne taille par femme et des ajustements sont parfois nécessaires, mais trouver une taille qui fonctionne c’est déjà un excellent début.)
J’ai tout de suite pensé qu’ah bah oui, c’est sûr que c’est pas dans une boutique de lingerie française lambda que j’aurais trouvé un soutien-gorge aussi satisfaisant. Et puis je me suis dit que j’étais peut-être mauvaise langue. J’avais toujours été trop timide pour me faire mesurer en boutique, mais maintenant que j’avais trouvé ma bonne taille, je pouvais y aller sereinement sans craindre un échec. Juste pour tester. Pour la science. Alors, n’écoutant que mon courage qui ne me disait rien, je suis allée dans les deux boutiques de lingerie les plus proches de mon domicile. Je n’ai pas de boutiques de lingerie indépendantes tenues par de sages expertes près de chez moi. Il est évident que les résultats n’auraient pas été les mêmes dans ce type de boutique. Je n’ai qu’un Darjeeling et un Etam, et je suppose que c’est le cas de la plupart des gens. Alors, comme la plupart des gens, j’ai fait ce que j’ai pu avec ce que j’avais. Et ce fut calamiteux.

Première étape : Darjeeling. J’avais plutôt confiance, dans la mesure où ce magasin possède certains modèles dans ma “vraie” nouvelle taille. Donc je me suis dit que, si ça se trouve, on allait me les recommander. J’entre dans la boutique, trouve un soutien-gorge qui me plaît. Une vendeuse me propose son aide, je lui dis que ce modèle me plaît, mais que je ne connais pas ma taille et que j’aimerais bien qu’on me mesure. Elle fixe ma poitrine quelques secondes et annonce : “Pour moi, vous êtes un 95B ou un 90C”. Pas de mesure au rendez-vous, apparemment il faudra se contenter d’une estimation au doigt mouillé faite à partir de l’allure de mes seins à travers mon t-shirt. Je me demande bien comment elle aurait fait si j’avais porté un gros pull. Bon.  Elle m’envoie en cabine avec un 95B, une taille que je n’ai jamais testée. Le résultat est assez affreux : la bande est affreusement lâche et ne soutient rien, quant au bonnet, il me coupe le sein en deux et donne l’illusion que j’ai quatre petits seins au lieu de deux (dans le jargon, on appelle ça le quadboob). La vendeuse me demande ce que j’en pense, je lui dis que la bande est bien trop grande. Elle me ramène le 90C. Pour avoir porté cette taille longtemps, je sais qu’elle ne me convient pas vraiment. Cette fois, la bande est moins ridiculement lâche, mais le soutien est toujours inexistant et elle remonte haut entre mes omoplates. J’ai aussi la moitié des seins dehors et toujours unquadboob. Verdict de la vendeuse : “ah bah oui, évidemment, quand on passe en 90, le bonnet est trop petit.” Si c’est si évident que ça, pourquoi m’avoir donné cette taille ? J’ai rien demandé, moi. Elle revient donc avec un 95C. Même problème de bande trop lâche qu’avec le premier. Cette fois encore, elle remonte haut dans le dos et ne maintient que dalle. Le bonnet est mieux ajusté, mais j’ai encore trop de chair à l’air et un quadboob, même s’il est plus modeste. J’explique tout cela à la vendeuse, qui m’assure que, pour elle, c’est la bonne taille. Je lui dis que je ne suis pas maintenue (bande trop lâche) et pas à l’aise (seins par-dessus bord), je lui demande si, selon elle, il n’existerait pas une autre taille où je pourrais me sentir plus à l’aise. Elle me répond avec agacement que c’est un soutien-gorge corbeille et qu’il est donc normal que ça fasse ça. Car c’est bien connu que les porte-nibards corbeilles sont censés remonter entre les omoplates et n’offrir aucun soutien. Bien sûr. Je lui fais comprendre que non, il n’y a aucune chance que je dépense ma thune pour ça, je me rhabille et quitte la boutique. Prochain arrêt : Etam.

Bonheur, émerveillement et ironie, il se trouve qu’Etam est actuellement en pleine opération “Mesurée et décolletés”, une grande campagne ayant pour but d’attribuer enfin à toutes les femmes la taille de soutien-gorge qu’il leur faut. Une fière pancarte orne la devanture du magasin : “80% des femmes ne connaissent pas leur taille de soutien-gorge… Et vous ?”. Je me dis que je suis au bon endroit, que leur savoir-faire datant du début du siècle dernier (grisant !) va me faire gagner en confort et faire couiner mes nichons de joie. D’ailleurs, le site de la marque est pédant à souhait, pour oser être prétentieux et donneur de leçons comme ça, il faut vraiment être absolument certain de ses compétences.
« Règle numéro un : « Bien connaître sa taille. »
C’est la seule solution pour avoir une jolie poitrine.

Règle numéro deux : “Se fournir au bon endroit.”
Des conseillères Etam vous attendent un mètre à la main pour prendre vos mensurations et déterminer votre taille exacte de soutien-gorge. Là, c’est le moment où vous réalisez que vous portez une mauvaise taille depuis des années. Profitez-en : elles vous conseilleront aussi pour définir quels décolletés porter avec quels looks.”

Ça fait rêver. Pleine de confiance, j’entre dans la boutique et me dirige vers une vendeuse, elle porte un mètre en papier autour du cou, je lui demande si c’est possible de me mesurer, car je ne connais plus trop ma taille. Elle me répond “Oui, bien sûr !” en souriant, prend son mètre et commence à essayer de m’entourer avec. Il faut savoir qu’à ce moment-là, je portais mon gros sac de cours en bandoulière, j’avais deux sacs en plastique remplis de bordel et mon manteau à la main, sans parler du fait qu’on était en plein milieu de la boutique. Quel genre de soutif espérait-elle me refourguer après avoir mesuré mon tour de buste + bras + besace ? Surprise, je lui demande si elle compte me mesurer ici, au milieu du flot des clients du magasin. “Ah non, non, on peut aller en cabine si vous préférez ! Mais j’ai pas besoin de vous faire déshabiller pour vous mesurer, vous savez, je serre juste le ruban plus fort.” Et si je porte une polaire ? Et si je porte un soutien-gorge de sport qui m’aplatit les seins ? Et si je porte un soutien-gorge trois fois trop grand et bourré de coton sous ma polaire ? Est-ce bien sérieux ? Bon, en l’occurrence je portais un t-shirt en coton, alors je l’ai laissée faire après avoir quand même insisté pour aller en cabine, on est pas des bestiaux, merde. Je pose mon bordel dans la cabine, je me tiens face à elle, elle me mesure en cinq secondes. Il ne s’agit en rien d’une exagération de ma part, elle m’a vraiment mesurée en cinq secondes, peut-être quatre, même. Pas le temps de vérifier si le mètre était bien parallèle au sol, pas le temps de rien, en deux coups les gros ma ninja du soutif m’annonce que je fais du 85C. Le 90C a tendance à être trop juste et tu veux me mettre dans du 85C ? Et bien vas-y, vas-y, après tout Etam m’avait promis une révélation céleste sur mon tour de poitrine, alors c’est peut-être ça. La vendeuse me jette un regard inquiet : “Quel taille vous faites, habituellement ? Celui que vous portez là, c’est quelle taille par exemple ?”. Je lui réponds la vérité, à savoir que c’est du 30E mais que c’est une taille anglaise. Elle ne relève pas et m’annonce qu’elle part me chercher un 85C. “Je vous ramène n’importe lequel, hein, c’est juste pour voir la taille !” Elle revient avec un modèle que j’ai déjà chez moi (en 90C) (et qui ne me va pas) (il est à la fois trop petit est trop grand) (il a une forme incompatible avec ma forme de seins, mais comme elle ignore tout de la forme de mes seins, comment pourrait-elle le savoir ?), un noir basique avec une coque mais heureusement sans rembourrage. Rien qu’en le regardant, je sais que ça va pas être possible. J’essaie de le passer, il me faut bien une minute pour essayer de caser mes seins dedans, j’ai l’impression d’essayer de faire rentrer une orange dans un papier de bonbon. En me regardant dans le miroir, j’ai eu une crise de fou rire. Visuellement, le résultat était assez proche de ça. Tellement pas la bonne taille que ça en devenait ridicule. “Là, c’est le moment où vous réalisez que vous portez une mauvaise taille depuis des années”. En effet, oui, je réalise bien à quel point j’ai eu tort toutes ces années, maintenant je vais me comprimer dans de la lingerie trop petite et retrouver le droit chemin ! Je suis restée à rire bêtement dans la cabine plusieurs minutes en regardant mes seins déborder jusqu’au retour de la vendeuse (elle était sollicitée de toutes parts). Je ne suis pas habituellement du genre à exhiber mes seins, surtout aux vendeuses de lingerie inconnues, mais là je les lui ai flashés à la tronche, pour bien lui montrer l’intensité du vice qu’elle avait commis. Elle me regarde en souriant et donne son verdict : “C’est trop petit”. J’ouvre grand les yeux et la fixe, je lui réponds mon plus beau “Oui” à la façon de Didier Drogba. Elle me dit qu’elle m’amène le 85D. Le 85D est indubitablement meilleur, je peux mettre pratiquement tout ce que j’ai dedans et j’ai connu bien pire niveau maintien, mais c’est encore pas ça. Les problèmes sont toujours les mêmes : bande arrière qui tire toute seule vers le haut du dos, quadboob. C’est fatigant. Je décide d’arrêter les frais et de quitter le magasin, de toutes façons la vendeuse est débordée et ne remarque même pas mon départ.
Mais je m’en fiche parce que je pars en portant un soutien-gorge qui me va. Que je n’aurais jamais pu acheter chez eux.

Je ne sais pas vraiment quelle est la morale de cette histoire, si ce n’est qu’il ne faut SURTOUT PAS aller vous faire mesurer chez un grand distributeur comme Etam ou Darjeeling. Ces gens n’ont aucun intérêt à vous donner une taille qui vous va vraiment. Pour eux, il est bien plus simple de ne commercialiser que des tailles entre le A et le D et d’essayer de caser toutes les femmes dedans que de se faire chier à aller du bonnet A au bonnet L, voire au M. Ce n’est même pas une critique, je les comprends, les poitrines sont toutes différentes et essayer de réellement contenter tout le monde représenterait un investissement énorme. Ce qui est malhonnête, c’est de se faire passer pour un expert de la taille parfaite pour toutes les poitrines, fortes ou menues, et offrir aux clients un service aussi peu compétent. Si vous avez la chance d’avoir des boutiques de lingerie indépendantes près de chez vous, il sera sûrement plus profitable d’aller là-bas si vous espérez trouver quelqu’un de bon conseil. Ces boutiques commercialisent plusieurs marques et ont sûrement plus l’habitude de faire des ajustements selon la forme du bonnet, celle de vos seins et les standards divergents des fabricants. Sinon, parmi les magasins cités chez http://www.reddit.com/r/ABraThatFits/, certains livrent en France et sont moins chers que les boutiques physiques qu’on trouve ici. Mesurez-vous vous-mêmes, demandez conseil à des gens qui savent, informez-vous, ouvrez votre esprit. Si vous pensez avoir un souci de lingerie, ne déléguez pas le problème à une vendeuse de chez Etam, même si elle est gentille et qu’elle maîtrise des techniques ninja.

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5 réflexions sur “J’ai testé pour toi : se faire mesurer la gorge par de grandes chaînes de lingerie

  1. Clementine mai 14, 2014 à 6:27 Reply

    C’est marrant, je n’ai pas eu la même expérience que toi avec Darjeeling. Mais alors pas du tout. Déjà, de tous les distributeurs français, c’est celui qui a le plus grand choix de taille. Ils vont jusqu’au bonnet G et sur leur site ils font même du 80, du A au F il me semble. Leurs soutifs sont jolis, bien faits et abordables, et c’est un peu grâce à eux que je suis aujourd’hui dans un 80I. Let me explain.

    Il y a très longtemps, j’étais en 4ème et je me suis mise à prendre du poids à tout va(et donc des seins), sans manger particulièrement mal. Culpabilisée de tous les côtés (alors que c’était de la faute de ma thyroïde, merci bien), je découvre l’enfer des cabines d’essayage des hypermarchés et des soutifs DIM beige-blanc-noir qui vont atrocement mal. C’était en 2009, et à l’époque même les bonnets E étaient rares. Brrrr.

    De fil en aiguille je me suis retrouvée au rayon lingerie des Galeries Lafayette, avec un Rosy en 90D qui n’allait pas trop mal et était joli. Ca a fait l’affaire quelques temps, mais j’ai encore pris des seins et 3-4 soutifs c’était vraiment pas assez. J’ai commencé à faire le tour des enseignes spécialisées, et j’ai découvert Darjeeling. C’était magique. Je n’avais plus à me casser la tête, chaque saison je prenais les mêmes modèles (le Jet Set et l’Effrontée) dans des coloris différents en 90E, même pas besoin d’essayer ça m’allait nickel selon mes critères de l’époque. Notre idylle a bien du durer 2 ans.

    Je précise qu’entre temps j’avais fait un séjour linguistique en Angleterre, que j’avais franchi les portes de Bravissimo mais avait été effrayée par les tailles de bonnet qui me semblaient astronomiques et avait donc décliné la proposition de fitting. Je m’en veux encore, j’aurais économisé tellement de temps et d’argent en acceptant à ce moment là mais bref.

    Revenons au printemps de ma 1ère, l’année dernière. Des doutes soutifesques avaient commencé à s’immiscer dans mon esprit. Voulant un peu de variété, j’avais essayé d’aller voir ailleurs mais rien n’allait (à part Chantal Thomass mais les prix sont un peu dissuasifs). Quand je courais pour attraper mon bus, mes seins s’échappaient de mon soutif, ce qui voulait dire pour moi que mes bonnets étaient trop grand (ah ah). Donc quand je suis allée acheter mon Effrontée ivoire pour l’été, j’ai demandé à une vendeuse de checker la fit. Enfin une bonne idée! Elle a tout de suite repéré que je le mettais au dernier cran, et m’a dit que je devrais peut être essayer un 85F. Dans ma tête, je lui ris au nez, no way que je fasse une taille pareille. J’achète donc mon soutif en 90E, mais dans ma tête les engrenages tournent. Je me rappelle de la liste de liens du tumblr « bustygirlcomics », que j’avais consultée pour chercher un maillot de bain mais sur laquelle je ne m’étais pas attardée plus que ça, persuadée de ne pas avoir de problème de taille. Je vais y jeter un oeil et là BAM! Révélation! J’ai donc commencé ma quête vers la bonne taille et le bon soutif.

    J’y suis plus ou moins arrivée, aidée de Viksen, des retours gratos d’Asos et de mon fitting chez Bravissimo cet hiver (ENFIN!). Tout ça pour dire que sans le conseil avisé de cette vendeuse, je serais encore dans des 90E qui ne me vont pas du tout. Comme Darjeeling est à l’origine de mon intérêt pour le Bra-Fitting, ils occupent une place particulière dans mon coeur, d’autant que ma Maman peut encore s’y fournir, même avec sa nouvelle taille confirmée par moi et Bravissimo.

    Pour peu qu’on tombe sur la bonne personne, Darjeeling est sans doute ce qu’il y a de moins nocif sur le marché français (à part Viksen of course) et fait sûrement beaucoup moins de mal/plus de bien que 99% des boutiques indépendantes, qui jouissent d’une réputation d’expertise totalement injustifiée et sont incapables de reconnaître leurs lacunes. Honnêtement, j’en ai visité plein dans toute la France, c’est toujours foireux. Ma locale bosse avec les marques du groupe Eveden (Freya, Fantasie, …) et je peux commander chez elle mais heureusement que je sais ce que je veux, parce qu’elle n’y connait que dalle. Je pense qu’elle ne remet pas trop en question ce que je lui dis pour ne pas perdre une cliente régulière, les boutiques que tu visites au passage n’ont aucun scrupule à t’abreuver de trucs faux et idiots. On m’a quand même déjà sorti : « ah non, un 85F sera trop grand, essayez plutôt un 90E ». Ah ah ah ah ah.

    Je ne pense pas que chez Darjeeling ce soit de la malhonnêteté motivée par des logiques commerciales comme c’est le cas chez beaucoup d’autres concurrents. Pour moi c’est plutôt dû à la naïveté du marché français qui se repose de façon générale (un peu) trop sur ses acquis, de Chantal Thomass qui s’offusque de voir des soutifs qui vont mal dans les magazines alors qu’elle ne semble pas vouloir sortir du classique 85-95 A-E, à Chantelle & Co qui se prétendent spécialistes du maintien sans avoir le choix de tailles et de formes qui va avec.

    Bon par contre je n’ai aucune sympathie par Etam. Hormis les culottes qui sont moins pourries qu’ailleurs dans cette gamme de prix, il n’y a pas grand chose à sauver. Leur campagne « Mesurée et Décolletée » m’avait bien fait rire, utiliser les 80% comme argument de vente alors qu’on fait à 100% partie du problème, c’est vraiment pas très fin.

    A cause de moi tu dois crouler sous les pavés, sorry again.

    • Camille mai 14, 2014 à 7:41 Reply

      Tout comme j’ai eu de la chance avec ma vendeuse Orcanta, je pense avoir eu de la malchance avec ma vendeuse Darjeeling. Et la frustration était d’autant plus grande que je suis rentrée chez eux à l’époque en sachant qu’ils avaient ma taille.

      Pour la faire brève, la « chef » des vendeuses du Darjeeling près de chez moi est une casse-pieds, je pense qu’elle a beaucoup d’idée préconçues mais qu’elle bosse chez Darjeeling depuis longtemps et refuse de se remettre en question. C’est plus une débutante, elle a l’impression de savoir ce qu’elle fait et moi j’y étais allée en jouant l’innocente, donc elle m’a pris pour une abrutie.

      Comme je suis toujours dans le fichier client de Darjeeling, ils m’envoient encore leurs réductions et j’ai récemment reçu un bon de 7€50 sans minimum d’achat. Je me suis dit que c’était l’occasion d’aller ENFIN tester les 80F de chez Darjeeling, puisque la dernière fois la vendeuse avait l’air de refuser catégoriquement de me voir porter un bonnet plus grand qu’un C. Je trouve donc le seul 80F de la boutique et je vais le passer en cabine.
      Une des choses qui m’horripile chez Darjeeling, c’est le fait qu’une vendeuse enlève systématiquement les articles de leur cintres avant de nous laisser aller avec en cabine. Déjà que je suis mal à l’aise dans les magasins, j’ai encore plus horreur que quelqu’un scrute ce que je m’apprête à enfiler sur mes seins ou mes fesses. J’avais peur que la vendeuse regarde l’étiquette avec la taille et commence à me chier dans les bottes mais heureusement, elle n’a rien dit.
      Je vais en cabine, le soutien-gorge a le bon volume de bonnet mais le dos est trop lâche et les armatures sont super grandes, j’ai le même souci qu’avec Tutti Rouge et leurs baleines qui veulent me câliner jusqu’au milieu du dos. Tant pis, j’aurais essayé. Je me rhabille en vitesse avant qu’une vendeuse ne vienne s’enquérir de mon état, mais alors que je suis en train de remettre ma poitrine dans mon soutif Cléo, une vendeuse lance « Et vous, mademoiselle, c’est comment ? ». C’est elle. La femme de la dernière fois. Celle qui voulait que j’achète du 95C à l’époque où je faisais du 30E. Je lui dis que non, ça ne va pas, le tour de dos et trop grand et je ne pense pas qu’ils aient plus petit, donc tant pis. Elle ne me croit pas, demande si elle peut voir. Je lui réponds que je suis déjà en train de me rhabiller. Je remets mon t-shirt en vitesse et je sors, elle est devant la cabine à observer l’étiquette du 80F, elle me dit « ohlàlà ah oui non, on a rien en-dessous du 80, déjà que c’est très très rare que quelqu’un fasse du 80 mais alors du 75 non, on a pas ça, oh non. Vous êtes sûre qu’ils vous faut ça comme taille parce que là c’est rare hein, nous on a pas ça ». Comme je suis encore énervée à cause de la dernière fois, je lui dis hyper sèchement que oui, je porte habituellement du 75G ou du 75H, sans oser lui dire que NON, putain, c’est pas « très très rare » de faire du 80 quand on est pas une grosse désagréable qui veut mettre dans du 95 les femmes qui font bel et bien du 80. J’ai fini par acheter une culotte avec mon bon de réduction et c’est elle qui m’a fait passer en caisse, elle m’a dit « Dites donc ça doit pas être facile de trouver votre taille ! », je lui ai répondu que si, mais pas chez elle.

      À l’époque où je m’engonçais dans du 90C, j’adorais aller chez Darjeeling, c’était ma boutique préférée parce que, contrairement à Etam, il n’y avait pas 80% de rembourrage pour 20% de place pour les seins dans leurs soutiens-gorges. Je trouvais beaucoup de leurs modèles jolis, élégants et de bonne qualité, et c’est toujours ce que je pense. Mais cette vendeuse m’a dégoûtée. Vraiment. Au point que, quand je suis allée dépenser mon bon de 7€50, j’ai dû m’asseoir devant la boutique, respirer, me rassurer et me détendre avant de trouver le courage d’entrer. J’avais peur que cette vendeuse soit là, j’avais peur qu’elle vienne me faire chier. Je l’ai fait brève dans l’article, mais j’ai réellement mal vécu mon expérience avec cette vendeuse, elle a été extrêmement désagréable et condescendante et elle m’a mis une vraie pression pour que j’achète son 95C. Et je sais bien que tout le monde a pas forcément les mêmes soucis relationnels que moi et que tout le monde ne ressort pas en colère ou traumatisé d’une mauvaise expérience mais ce genre de femme n’aide vraiment pas. Même quand on est à l’aise avec les inconnus et dans les magasins, ce genre de personne est quand même néfaste. Je sais que si elle m’avait vu dans le 80F, elle m’aurait pris de haut en me disant que le tour de dos n’est pas trop grand mais au contraire trop petit, et puis que le bonnet est bien trop grand, qu’il me faudrait du C, pas plus, surtout pas du F. Et je sais aussi que, si je m’y connaissais moins bien le jour où j’ai fait ma petite expérience il y a quelques mois, elle aurait sûrement réussi à me convaincre d’acheter du 95C. Cette vendeuse est une putain d’ennemie des seins. Je sais qu’elle a de l’expérience, alors je pense à toutes les femmes qu’elle a dû mettre dans une mauvaise taille au fil des années et ça me met vraiment en colère. C’est à cause de gens comme elle que je pensais que mon mal de dos était dû au temps passé devant le PC alors que non, c’était juste mes seins, et je passe plus de temps que jamais devant un ordinateur mais bizarrement je n’ai plus mal du tout. Et je n’ai même pas une forte poitrine, alors je n’ose même pas imaginer la misère que s’infligent les femmes qui ont vraiment de gros seins à cause de vendeuses comme elle.

      C’est un peu hâtif de se faire une idée de toute une chaîne de magasins à partir d’une seule vendeuse, mais tant que cette femme sera là, je ne pourrai pas dire du bien de Darjeeling. J’ai plus d’estime pour eux que pour Etam, mais avoir des gens comme ça qui bossent pour eux c’est bien la preuve que, niveau conseil taille, ils ont encore des progrès à faire. Je suis vraiment contente que d’autres gens aient eu de bonnes expériences chez eux, vraiment, ça me redonne un peu d’espoir. Peut-être que le personnel de chez Darjeeling reçoit bel et bien une formation correcte et que c’est juste elle qui gère sa boutique comme un despote qui hait les seins. Ça ne me surprendrait même pas, mais en attendant c’est elle qui pourrit l’image de son magasin. Quand j’habiterai de nouveau en France, j’essaierai à l’occasion d’emmener une de mes amies qui fait du 80 dans un autre Darjeeling, pour voir s’ils arrivent à lui fournir des conseils pertinents. Mais en attendant, je ne peux pas décemment recommander aux gens d’aller se faire « mesurer » là-bas.

      • Clementine mai 18, 2014 à 11:36

        Ah quelle expérience affreuse, il m’est souvent arrivé des trucs du style dans les boutiques indé mais pas à ce point là, heureusement, quoique la « 85F trop grand, 90E ce serait mieux » m’avait bien mise mal à l’aise. Je comprends tout à fait ta réaction, elles sont tellement persuadées d’avoir raison que tu finis par te faire toute petite et par ne plus savoir que faire pour te sortir de ce guêpier. Elles n’ont aucun sens de l’écoute et ne veulent surtout pas se remettre en question, elles et leurs notions de fitting archaïques. De vraies plaies, et c’est toi qui finit par te sentir super mal alors qu’elles ont tort
        .
        Par contre, les cintres retirés chez Darjeeling, ça ne me dérange pas plus que ça dans la mesure où je suis pas douée au possible et que ça me prendrait un temps fou de le faire moi-même. D’ailleurs j’en ai cassé un chez Viksen la dernière fois que j’y suis allée. Ceci dit, j’ai remarqué aussi que Darjeeling avaient des progrès à faire sur la fit de leurs plus grandes tailles, va savoir pourquoi, les bonnets G ont tous des entre-bonnets gigantesques et des bonnets ultra-couvrants, mais c’est aussi valable pour la plupart de nos marques « haut-de-gamme ». Je n’ai jamais vu de 80 en magasin chez moi, j’étais persuadée qu’il fallait commander sur le site. Du coup c’est vrai que j’ai lâché l’affaire avec eux, je n’y vais plus que par pure curiosité pour voir ce qu’ils ont et ce que je pourrais éventuellement poster sur mon blog.

        Pour en revenir à l’idiote que j’évoquais plus haut, je suis allée chez elle parce qu’une de mes copines à forte poitrine se fournissait là. Malheureusement, je n’ai pas pu faire profiter de mes connaissances à cette amie à temps, et elle est passée par une réduction. La raison? Cette cruche de vendeuse la mettait dans des 85G qu’on réduisait après au niveau du dos (donc 80H) alors que mon amie devait, d’après mes estimations, faire du 75 voire du 70 M+. Résultat, des soutifs hors de prix qui tombaient en loque très rapidement et des maux de dos abominables au point qu’elle commençait à se tasser à même pas 18 ans (elle rapetissait littéralement). Merci la vendeuse soit-disant qualifiée. Je suis tellement en colère contre elle, ça m’horrifie de penser que des histoires comme ça, il y en a partout en France.

        Le problème des chaines, c’est qu’à part quand les vendeuses sont super coachées comme chez Bravissimo, les expériences sont très aléatoires. De manière générale, je ne conseillerais pas trop de se fier aux services de mesure, mais plutôt d’apprendre par soi-même (je recommande pas mal ton blog, d’ailleurs). En France, c’est clair que c’est vraiment la cata, une honte au pays de la lingerie de luxe. Quand on pense à toute la souffrance qu’engendrent ces marques et ces personnes qui n’en ont rien à faire du bien-être de nos seins mais détiennent le monopole sur le marché, il y a de quoi hurler. Il y a une boutique indé soit-disant grande taille pas trop loin de chez moi, j’irais y faire un tour par déontologie bloguesque mais je n’en espère pas grand chose.

  2. Bambi décembre 5, 2014 à 3:27 Reply

    Mon copain est allé dans une boutique de lingerie indépendante avec des marques plutot haut de gamme ! Quand il a dit ma taille 85 E (et encore des fois cest F), elle a insisté en lui demandant plusieurs fois si il était bien sur de la taille car c’était une taille rare et qui correspondait à une morphologie bien spéciale et puis elle n’a pas arrêté de lui montrer plein de modèles en 90D/C car elle était persuadée qu’il se trompait !!! LOL du 85E rare !

  3. Babbel novembre 11, 2015 à 10:43 Reply

    Même expérience chez Etam que toi! Les vendeuses qui te mesurent au milieu du magasin , à moins que tu proposes toi-même d’aller en cabine, qui ne te proposent pas de te déshabiller, ni te demandent si le soutif que tu portes est rembourré ou non.

    J’ai encore eu l’expérience la semaine dernière. Le tour de dos, ça a été assez rapide, mais par contre, pour le tour de poitrine, j’ai vu qu’elle a hésité, resserré, chipoté. Elle est revenue avec une taille trop petite, celle qui va tout-tout-juste dans la cabine, mais qui te fait un joli quadboob à la fin de la journée quand tout a un peu bougé. Mais comme le bonnet supérieur faisait vachement grand, j’ai quand même pris le plus petit des deux, mais je le regrette un peu, là. Et comme ils ne reprennent rien si tu l’as déjà mis, je me retrouve coincée avec :/

    Je commence à un peu désespérer, je dois dire. Entre essayer de trouver ma vraie taille, que je n’ai trouvée dans aucun magasin jusqu’ici, essayer de la traduire avec plus ou moins de succès en une taille standard, et les magasins qui sont pas fichus de coordonner leurs tailles, j’en suis à me dire que j’essayerais une percée de l’autre côté de la Manche cet hiver…

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