Londres Partie 1 : Visite chez Bravissimo & Pepperberry

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Comme vous le savez peut-être, je suis partie à Londres début septembre pour les vacances. Outre les studios Harry Potter à Leavesden, le British Museum et autres attractions touristiques, j’avais une visite obligatoire à faire : Bravissimo.

Si vous ne connaissez pas déjà, Bravissimo a la réputation dans la communauté du bra fitting d’être la boutique irréprochable, celle qui a tout compris et fait tout bien. Il s’agit d’une chaîne de magasins de lingerie spécialisée dans les bonnets D et plus, qui compte environ vingt-cinq points de vente dans tout le Royaume-Uni, dont trois à Londres. Bravissimo commercialise essentiellement sa propre marque, mais aussi de nombreux modèles d’autres marques, en particulier Cleo et Freya. Elle possède également sa marque de vêtements adaptés aux fortes poitrines, Pepperberry, où pour une même taille chaque modèle est disponible dans plusieurs sous-tailles différentes en fonction de la place allouée au buste. Bravissimo est une marque que je connaissais déjà avant d’aller à Londres car j’ai l’habitude de commander sur leur site internet. Je reçois également leur catalogue, un petit rituel assez rétro (qui reçoit encore des catalogues, sérieusement ?) mais que j’adore. Déjà, les catalogues de lingerie quand on aime la lingerie, c’est forcément cool, mais en plus j’aime beaucoup les mannequins Bravissimo, qui sont généralement hyper mignonnes, fraîches et naturelles, avec l’air contentes d’être là sans en faire trop. Bref, j’avais déjà une expérience super positive avec la marque, j’étais donc d’autant plus avide d’enfin essayer une vraie boutique.

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(Crédit photo : Bravissimo)

Je me suis donc rendue à leur boutique à Oxford Circus qui, si je ne me trompe pas, est leur plus grand magasin à Londres. Vue de l’extérieur, la boutique ne paie pas de mine, mais il ne faut pas se laisser décourager car c’est à l’intérieur que se produit la magie.
Quand on entre, toute la première partie du magasin est consacrée à l’espace Pepperberry, avec uniquement des vêtements, donc. Personnellement, ce n’est pas la partie qui m’intéressait parce que le style des habits de chez Pepperberry ne me correspond pas du tout. La marque s’adresse, je pense, à des femmes plus âgées que moi, avec un style assez « dame », très classique voire franchement austère. J’avais quand même envie d’essayer pour voir comment ça taillait et ce que ça valait, donc j’ai pris une robe et je me suis dirigée vers l’arrière du magasin.

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La robe que j’ai essayée (Crédit photo : Pepperberry)

On ne s’en rend pas compte quand on est devant, mais le magasin est très vaste. L’espace lingerie (et maillots de bain, car c’était la fin de l’été quand j’y suis allée) est plus grand encore que l’espace Pepperberry. Je n’ai pas pris de photos parce que ça aurait eu l’air bizarre, mais il y a du choix et des coins dédiés pour les nouveautés, les « classiques » (soutiens-gorges noirs et beiges, t-shirt bras, etc.), les maillots, les soutiens-gorges et t-shirts de sport… Pour une marque qui propose autant de modèles et surtout autant de tailles, j’ai été surprise que l’ensemble ait l’air si aéré. Avec des tailles allant du 28D au 40L (on parle bien sûr en tailles anglaises), j’aurais imaginé des penderies surchargées qui débordent de partout. En réalité, seules quelques tailles sont exposées, les autres sont en réserve et des panneaux nous encouragent à aller réclamer notre taille à une vendeuse. C’est un détail, mais j’ai apprécié que les tailles en rayon ne soient pas forcément des tailles classiques trouvables partout (comme par exemple le 32D/85D) mais aussi des petits tours de dos ou des bonnets très profonds. Ça m’a épargné l’impression qu’on planquait les tailles « bizarres » à l’arrière pour mettre les « vraies » tailles devant, ce n’était clairement pas le cas ici.

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Pour essayer des choses à sa taille, il faut prendre les soutiens-gorges qui nous intéressent et aller les demander à sa taille au sous-sol. Parce que oui, la boutique s’étend en réalité sur deux niveaux et possède un sous-sol immense dédié intégralement aux essayages. Une des spécialités de Bravissimo est de proposer des « fittings », c’est-à-dire des séances complètes de mesure de la poitrine et d’essayages pour déterminer sa taille et les modèles qui nous vont le mieux, le tout en tête-à-tête avec une employée formée. C’est tellement complet qu’il faut prendre rendez-vous, il y a donc une espèce de salle d’attente avec des fauteuils où des femmes, accompagnées parfois de leurs enfants, attendent leur tour. Comme je connaissais déjà ma taille (sans blague), je me suis immédiatement dirigée vers une vendeuse derrière un comptoir. Ce qui m’amène à mon point suivant : les vendeuses de chez Bravissimo sont vraiment compétentes et adorables, je n’ai jamais vu ça de ma vie. « Are you alright there, lovely? » « Which size do you need, love? » (oui, les Anglais·es donnent facilement du « love » et du « lovely » mais j’avais l’impression d’être la petite meuf la plus kawaii du quartier quand elles me parlaient), puis pas un haussement de sourcil quand je leur ai dit qu’il me fallait du 28FF. Pas de tentative de me refourguer une autre taille, un bonnet plus petit ou un tour de dos plus grand, pas de remise en question de ce que j’annonçais, rien. La vendeuse s’est donc dirigée vers la réserve, une salle immense avec des penderies pleines à craquer mais impeccablement organisées, réparties sur plusieurs étages et s’étendant sur des mètres et des mètres. Le voilà le prix à payer pour un magasin respirable : une salle de stockage remplie à ras bord. Pour une fille comme moi, cette réserve ressemblait à un petit paradis.

Une fois de retour avec mes soutiens-gorges, la vendeuse m’a laissée me diriger vers l’espace d’essayage, un vrai dédale de portes car oui, les cabines ont des portes qui se ferment complètement. (Pensée émue pour toi la vendeuse de lingerie intrusive qui ouvrait le rideau sans prévenir quand je me changeais, tu fais moins la maligne, là, hein ?) Autant le dire franchement, je suis complètement fan de leurs cabines. C’est tout ce que j’attends d’une cabine. Tout est fait pour que la personne choisisse l’essayage qui la met le plus à l’aise, qu’elle préfère être laissée tranquille ou se faire assister du début à la fin.

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« Need help? Switch me on »

Si vous avez besoin d’aide, chaque cabine possède un interrupteur qu’il suffit d’activer pour faire venir une vendeuse et lui demander conseil. Il y a également un petit peignoir que vous pouvez enfiler si jamais vous avez besoin d’ouvrir votre cabine ou d’en sortir pendant une séance d’essayage.

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Cintre en satin, on ne se refuse rien.

Si comme moi vous êtes plutôt du genre à vouloir vous débrouiller seule quand vous essayez des choses, tout est fait pour vous faciliter la vie et vous offrir un conseil le plus complet possible sans requérir la présence d’une vendeuse. La cabine se verrouille de l’intérieur, vous n’avez qu’à la fermer pour être peinard.

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Point positif, la cabine est très bien éclairée et il y a des miroirs partout, aucun angle ne peut vous échapper. Ensuite, les murs sont couverts de petits cadres. En haut à gauche, une photo décorative d’un mannequin portant un ensemble de la marque Bravissimo (c’est le Satine, si vous voulez tout savoir), en haut à droite un petit rappel qu’il faut garder votre culotte. C’est en bas que ça devient intéressant. À droite, on trouve un petit récapitulatif des principales coupes et formes de soutiens-gorges existantes, toujours bien utile. À gauche, on a mon préféré, qui rappelle qu’il faut essayer un soutien-gorge au crochet le plus lâche, penser à scoop and swoop et s’assurer qu’on ne déborde pas des bonnets. Vu le nombre de personnes qui ignorent ces choses-là, même si ce sont des conseils basiques, j’ai trouvé ce bref rappel très utile et bien fichu.

Mon passage en cabine s’est déroulé sans encombre, j’ai essayé trois soutiens-gorges et les trois m’allaient très bien, un vrai petit miracle. Ce qui a animé mon essayage, c’est finalement la conversation que j’entendais depuis la cabine d’à côté, où manifestement une dame et une employée du magasin étaient en pleine séance de fitting. Je n’ai évidemment pas vu ce qui s’y passait, mais tout ce que j’ai entendu m’a enchantée. La vendeuse connaissait son sujet, posait les bonnes questions sans être intrusive, était très à l’écoute de la cliente et très pédagogue en même temps. Elle lui a fait essayer plein d’options sans non plus tenter de lui refourguer n’importe quoi, a bien pris compte de ses besoins sans lui raconter de bêtises ni la forcer à la vente. Leur discussion était super amicale et décontractée, mais quand même hyper pro et bénéfique pour la cliente, ça faisait vraiment plaisir à entendre. En plus, ça m’a permis de me rendre compte comment se passait un fitting chez Bravissimo sans avoir à en réclamer un moi-même. Je comprends pourquoi les gens prennent rendez-vous pour ça, parce que le service a l’air d’être super et les vendeuses très bien formées. Ça change de certains magasins de lingerie en France qui mesurent les clientes par-dessus leur manteau en plein milieu de la surface de vente.

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(Crédit photo : Bravissimo)

Mon expérience chez Bravissimo était vraiment super, mais je garde quand même quelques réserves et points négatifs pour la fin. Tout d’abord, la robe Pepperberry ne m’allait pas du tout. Comme la majorité des marques pour poitrines généreuses (si ce n’est toutes), Pepperberry semble tailler ses vêtements pour des femmes beaucoup plus grandes que moi. La place pour la poitrine était idéale, mais tout le reste n’allait pas. J’ai pris un 36 et il ressemblait plus à un 38, la robe baillait à la taille, aux fesses, aux épaules et était bien trop longue. Ce n’est pas une perte très grave pour moi, car de toutes façons le style de Pepperberry ne correspond pas du tout au mien, mais c’est toujours décevant quand ce genre de truc arrive. Globalement, ce souci de style se répercute sur tout le magasin. Les vendeuses sont super, les modèles proposés sont jolis et frais mais l’ambiance générale du magasin fait trop « mature » pour que je m’y sente immédiatement à l’aise. Pourtant il y avait vraiment des femmes de tous les âges dans le magasin, des dames assez âgées et des mères de famille, mais aussi des filles plus jeunes. Ce ressenti vient peut-être de la déco pas très moderne, qui n’est pas complètement horrible ni ringarde, mais tout de même assez quelconque. Si on ne connaît pas déjà Bravissimo et sa bonne réputation, la boutique n’est pas très attirante. C’est dommage, car c’est une de mes meilleures expériences dans un magasin de sous-vêtements. Maintenant que Viksen a fermé, il n’y a officiellement plus aucune boutique en France où je puisse essayer ma taille alors, si je retraverse la Manche un de ces jours, je retournerai plutôt deux fois qu’une chez Bravissimo. ✧٩(•́⌄•́๑)و ✧

Blue, blue, electric blue

Allez allez, aujourd’hui pas de bonjour, on passe direct au bifteck, à savoir un petit soutif pas piqué des hannetons, le Chloe de la marque Boux Avenue, en 28FF. Ça fait longtemps que j’ai pas publié sur le blog alors on a pas de temps à perdre, go go go !

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Boux Avenue est une marque anglaise de lingerie qui possède 24 magasins dans tout le Royaume-Uni. Elle me fait un peu penser à Etam dans le style de ses modèles, son positionnement milieu de gamme, la qualité de ses produits et la décoration de ses boutiques. La différence majeure, c’est que Boux Avenue a une offre bonnets profonds bien plus abondante. Là où on galère chez Etam pour trouver un bonnet E, Boux Avenue a beaucoup d’options jusqu’au bonnet G UK, équivalent d’un bonnet J FR.

La raison pour laquelle je n’ai jamais testé Boux Avenue jusqu’à maintenant, c’est que malheureusement leurs collections ne comportaient aucun modèle dans des tours de dos plus petits que du 30 UK, soit du 80 FR. Or pour moi, il faut du 75 ou rien. Cette saison, Boux Avenue a enfin décidé de tâter le terrain des petits dos en inaugurant deux soutiens-gorges en 75 FR/28 UK : un couleur corail disponible du 28C au 28F, et un bleu électrique disponible du 28C au 28G. Les deux sont dans la gamme appelée Chloe et ont des bonnets rigides recouverts de dentelle. Je pense que cette initiative doit être soutenue afin d’encourager cette marque (et d’autres !) à oser proposer des choses pour les plus petits tours de dos, alors j’ai tout fait pour m’en procurer un.

À gauche, le Chloe Lace Plunge Bra, disponible jusqu'au bonnet F. À droite, le Chloe Lace Balconette Bra, disponible jusqu'au bonnet G. (Crédit photos : Boux Avenue.)

À gauche, le Chloe Lace Plunge Bra, disponible jusqu’au bonnet F.
À droite, le Chloe Lace Balconette Bra, disponible jusqu’au bonnet G.
(Crédit photos : Boux Avenue.)

Ma taille étant le 28FF, j’ai acheté le seul soutien-gorge à ma portée, à savoir le balconette bleu. Un choix par défaut qui me va très bien, puisque d’abord j’aime pas le rose.
Ce soutien-gorge me tentait d’autant plus qu’il ressemble à s’y méprendre à un modèle de chez Etam qui n’est disponible que jusqu’au bonnet E et à partir du 85. J’ai donc sans m’en rendre compte lancé un défi à mon soutien-gorge Boux Avenue : serait-il capable de faire du Etam, mais à ma taille ?

Le soutien-gorge Glam corbeille d'Etam, sosie convaincant s'il en est

Le soutien-gorge Glam corbeille d’Etam, sosie convaincant s’il en est. (Crédit photo : Etam Lingerie)

On croirait pas comme ça, mais je suis une fille qui s’est approvisionnée en lingerie de manière quasi exclusive chez Etam pendant des années. Quand j’ai reçu le Chloe, j’ai tout de suite retrouvé ce dont j’avais l’habitude chez Etam. Le soutien-gorge a l’air plutôt solide, bien construit, avec des matériaux qui tiennent la route sans être exceptionnels. La dentelle est sympa mais pas à couper le souffle. Les finitions sont bonnes mais l’ensemble n’est pas d’une finesse folle. On est dans du bon milieu de gamme, de bonne qualité et sans prétention. Et mine de rien, c’est quelque chose qui me manque un peu depuis que je suis dans le territoire du bonnet profond, la possibilité de trouver pour pas très cher des soutiens-gorges pas dingues mais sympas et avec un bon rapport qualité/prix.

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Le premier truc frappant avec ce modèle (tellement frappant que j’aurais peut-être dû commencer par là, mais bon maintenant c’est trop tard), c’est cette couleur bleue VIBRANTE COMME BAISE. On est à mi-chemin entre le bleu marine et le bleu électrique, plus classe qu’un bleu pétard et plus fun qu’un bleu foncé classique. Ce sera pas forcément du goût de tout le monde, mais moi ça me rappelle ce vieux soutif en 90C de chez New Look que j’avais dans le temps et qui n’a jamais été à ma taille mais que j’aimais d’amour. J’ai encore la culotte assortie et, quand les nuits sont froides et solitaires, je la serre contre moi en pensant aux temps de jadis.

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Jusque là tout allait bien, mais niveau fit, ça s’est avéré pas top. Je l’ai souvent dit et je le répète, mais les bonnets rigides comme ça, c’est un peu le jeu du hasard. Le bonnet n’est pas d’un bloc, il est en trois parties et c’est plutôt une bonne chose car ça le rend plus adaptable. Mais il n’en est pas moins très épais et du coup pas si adaptable que ça. Ton sein a une forme, le bonnet en a une autre, il faut les emboîter, ça passe ou ça casse. Quand j’ai reçu le Chloe, ça n’est pas passé. Le haut du bonnet bâillait, problème ultra classique avec ce genre de soutien-gorge mais relou quand même. Je l’ai porté une ou deux fois, et c’était hyper désagréable car la partie bâillante des bonnets frottait sur ma peau. À la fin de la journée, j’avais MAL. J’ai donc un peu laissé ce soutien-gorge de côté pour l’oublier au fond de ma boîte à lingerie.

Et puis j’ai pris du poids.

Je suis passée d’un 28FF à un 28G. Tous mes soutiens-gorges, sauf une ou deux exceptions, sont devenus trop petits. J’ai profité de cette hécatombe dans ma collection de soutiens-gorges pour réessayer mes soutifs oubliés, dont le Chloe. Et là miracle, ça ne bâillait plus. Comme souvent, je manque un peu d’espace dans le bas du bonnet, mais globalement, il me va bien et il me va bien mieux. Pourtant, je considère que ce soutien-gorge taille comme un vrai 28FF, pas un 28G. Au niveau du tour de dos, on est sur un 28 UK/75 FR suffisamment ferme, rien à redire. Quant au bonnet, pour la forme de mes seins j’avais besoin d’un bonnet une taille en-dessous, mais je pense que ça m’est vraiment spécifique. C’est un enjeu important quand une marque étend sa gamme de tailles d’arriver à ce que les nouveaux modèles soient bien conçus, à la bonne taille et à la bonne échelle. Parfois, des marques pourtant de qualité font n’importe quoi dans certaines tailles, notamment pour les bonnets profonds et les petits tours de dos, et certaines se retrouvent coupées de manière totalement déconnante. Ce n’est pas le cas ici. Le 28FF de Boux Avenue est un vrai 28FF, avec une bande à la bonne longueur, des bonnets au bon volume, des armatures ni trop larges ni trop étroites.

Armature latérale et petite étiquette satinée : la rédaction apprécie.

Niveau prix, le Chloe est à 22£, soit un peu moins de 30€. Son jumeau de chez Etam était presque exactement au même prix. Quand je l’ai acheté, Boux Avenue faisait une offre spéciale avec le bas offert, donc pour moins de 30€ j’ai eu le soutien-gorge et le short assorti, ce qui est assez avantageux. Par contre je n’ai pas pris de photos du short en question, par pure flemme. Il est joli mais c’est le genre de short qui rentre grave dans les fesses donc c’est pas trop mon truc, même s’il reste plutôt confortable.

P1320140Mon expérience avec Boux Avenue fut plutôt convaincante. Le rapport qualité/prix est bon, le soutien-gorge bien conçu et le fait d’avoir pu trouver ma taille relève du petit miracle. J’ai vraiment eu l’impression d’avoir un clone de produit Etam entre les mains et ça m’a fait plaisir, même si objectivement ce n’est pas mon type de soutien-gorge préféré. Ça m’attriste un peu de savoir que ce genre de chose basique n’est absolument pas disponible en France et qu’aucune marque ne daigne avoir ne serait-ce qu’une unique option petit tour de dos + bonnet profond par boutique. Je trouve que Boux Avenue l’a joué plutôt safe en se limitant à deux soutiens-gorges en tour de dos 28 UK/75 FR avec des bonnets supérieurs à D sans aller dans l’ultra profond, et je pense que certaines marques françaises auraient largement les moyens de tenter une expérience similaire sans trop se mouiller. Le Chloe bleu électrique n’est plus disponible, mais Boux Avenue a continué sur sa lancée et propose désormais deux versions du soutien-gorge (une vert jade et une bleu mauve) en petits dos jusqu’au bonnet G UK, et pas moins de onze soutiens-gorges petits dos jusqu’au bonnet F UK. Je pars en vacances à Londres en septembre et je compte bien aller regarder directement ces nouveautés en boutique. Si vous voulez vous procurer du Boux Avenue sans traverser la Manche, vous pouvez faire votre choix sur leur site puis leur envoyer un mail pour passer commande car leur boutique en ligne ne propose pas directement la livraison internationale. Pour acheter le Chloe bleu électrique, j’ai préféré mettre la communauté à contribution et j’ai directement demandé à Chloe (oui, elle s’appelle comme le soutif) aka xuenylom, une contributrice anglaise du subreddit /r/ABraThatFits, de m’en acheter un en boutique puis de me l’expédier. Elle l’a fait avec plaisir car elle est vraiment très sympa et qu’elle porte elle-même du 75 et a à cœur de soutenir les marques qui en proposent. Si tester Boux Avenue vous intéresse, vous avez donc le choix entre la méthode Eurostar, la méthode officielle et la méthode copinage.

C’est tout pour moi aujourd’hui, alors à bientôt pour plus de dentelle et de bretelle ! ʕ; •`ᴥ•´ʔ

 

 

Hors Sujet n°1 : Faire son propre déodorant

B-bonjour…

Vous vous souvenez de moi ?

Je sais que ça fait longtemps que je n’ai pas fait de nouvel article et je m’en excuse, vraiment. Je n’avais pas vraiment l’énergie de faire de nouveaux articles depuis quelques mois (et ce malgré la pile de brouillons entamés que j’ai en réserve et qui n’attendent que moi) et j’en suis désolée. D’abord j’étais jusqu’à récemment en stage, un stage qui ne s’est pas très bien passé et qui a réellement pompé toute mon énergie vitale jusqu’à ce que je trouve moyen de l’écourter, et même après ça il m’a fallu quelques semaines pour m’en remettre tellement je m’étais mise en mauvais état. Et puis j’ai ensuite eu quelques tracas personnels, donc c’était pas la joie non plus. Tout ça n’était rien de grave en soi, mais ça explique pourquoi j’ai manqué de motivation pour mettre à jour le blog.

Toutefois, ça ne veut pas dire que je vous ai abandonné·e·s ! J’ai toujours mon compte Twitter (@ExpertMoelleux) et j’ai récemment créé un compte Pinterest avec entre autres des tableaux où j’épingle de la lingerie. J’attire aussi votre attention sur un topic qui a été créé sur les forums de Madmoizelle nommé « La bible du soutien-gorge« . Ce topic a été créé dans le but d’aider les gens qui ont des questions sur leur taille, le fit de leurs soutiens-gorges, des recommandations à demander, etc. J’y interviens de temps en temps mais même quand je ne suis pas dans le coin il y a pas mal de filles qui s’y connaissent bien et sont toujours promptes à aider, donc n’hésitez pas à leur soumettre vos dilemmes soutifesques si besoin.

Quant à moi, je compte bien reprendre un rythme régulier ici, mais en attendant je reviens tout doucement avec un article un peu hors sujet mais pas trop, avec une recette de déodorant. Pas si éloigné que ça du sujet qui nous intéresse, parce que les soutifs sont quand même les vêtements qui touchent de plus près nos aisselles, donc les plus susceptibles de puer la sueur rance si jamais on n’assure pas trop.

Pourquoi se faire chier à fabriquer son propre déodorant quand on peut en acheter du tout fait pour pas cher ? Plusieurs raisons sont valables, comme le fait que ce soit encore plus économique de le faire soi-même, qu’on est sûr·e de la composition et que c’est plus naturel, plus écologique, etc. Pour ma part, j’ai décidé de me lancer parce que les déodorants habituels ne me convenaient plus très bien. Je parlais plus haut de mon stage, eh bien il se trouve que pour m’y rendre je devais faire presque trois heures de trajet par jour. Trois heures dans la moiteur du métro parisien bondé, ce qui déjà n’aide pas. En plus, comme je me sentais très mal, tout mon corps s’est rebellé : j’ai eu de l’acné comme je n’en avais plus eu depuis des années, j’ai pris cinq kilos en un mois et… j’ai eu tendance à suer davantage. Quand j’arrivais au travail j’avais déjà copieusement transpiré et je me sentais dégueulasse dès neuf heures du matin. J’avais l’impression de sentir la sueur toute la journée et même si je savais que c’était en partie dans ma tête, je me suis mise en recherche d’une alternative à mon déodorant habituel. J’utilise les déodorants Dove car ils sont doux et sentent bon et j’aime bien le côté laiteux de la formule. Cependant, ils ne masquent pas efficacement l’odeur de sueur après une heure dans le métro sous 40°C. J’ai donc commencé à faire mes recherches jusqu’à aboutir à mon propre petit mélange. On y va ? On y va.

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Ingrédients :

– 6 ou 7 cuillères à soupe d’huile de coco. Commencez par 6 et rajoutez si vous voyez que la consistance n’est pas assez fluide.

– 4 ou 5 cuillères à soupe de bicarbonate de sodium. Ne prenez pas celui du supermarché, il n’est pas assez fin et il ne se mélangera pas bien et vous niquera la peau. Apparemment vous pouvez prendre du bicarbonate classique et le passer au hachoir assez longtemps pour qu’il ait une consistance plus proche du sucre glace, mais je n’ai jamais essayé, j’ai directement acheté du tout fin. Le bicarbonate est déodorant et nettoyant, c’est lui qui va empêcher les bactéries qui font sentir mauvais de se multiplier.

– 3 cuillères à soupe d’arrow root en poudre. J’ai retrouvé cet ingrédient dans pas mal de recettes de déo et je ne connaissais pas du tout avant. Cela se présente sous forme d’une poudre très fine, qui améliore la texture du déodorant et qui aidera à absorber la transpiration. J’ai décidé d’en acheter pour l’occasion, mais si vous avez tous les ingrédients sauf celui-là, apparemment la fécule de maïs (la Maïzena, quoi) a peu ou prou les mêmes propriétés.

– 2 cuillères à soupe d’argile. J’ai utilisé de l’argile blanche mais vous pouvez prendre celle que vous voulez, je pense que toutes peuvent convenir. Par contre, faites attention, j’ai vu des gens dire qu’ils avaient utilisé de l’argile verte et que ça avait tâché leur t-shirt, par exemple. L’argile a apparemment des propriétés bactéricides et antiseptiques, et elle aidera aussi à absorber la sueur.

– Les huiles essentielles de votre choix. Pour ma part, j’ai utilisé 7 ou 8 gouttes d’huile essentielle de lavande, parce que c’est ce que j’avais et que j’aime bien la lavande. J’y connais pas grand chose aux huiles essentielles, mais faites en fonction des parfums que vous aimez et des propriétés qui vous semblent les plus proches de vos besoins. La lavande c’est cool, mais je pense que la prochaine fois je testerai une odeur plus fraîche, plus citronnée. J’ai vu plein de recettes qui utilisaient de l’huile de tea tree aussi, car c’est antibactérien, ou des combinaisons de tea tree avec une autre huile. Vous faites comme vous le sentez, cet espace est dédié à votre créativité.

J’ai acheté tous mes ingrédients sur Aroma Zone, sauf l’huile essentielle que j’avais déjà et qui venait de Nature & Découvertes. C’était ma première commande chez eux et elle s’est passée nickel mais je n’ai pas d’attachement particulier à ce site, vous pouvez acheter vos trucs où vous voulez et où vous pouvez. Avec les doses indiquées, j’ai eu assez de produit pour remplir un petit tupperware et un mini-pot de chez Lush pour emmener partout.

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Mini malin tout rond

Comment on le prépare et comment on l’utilise

La première chose à faire c’est de réchauffer l’huile de coco, qui est solide à température ambiante sous le climat français (sauf probablement si la canicule est revenue d’ici à ce que cet article sorte). J’ai mis de l’eau chaude dans un saladier et y ai plongé la bouteille d’huile deux minutes avant d’en extraire la quantité dont j’avais besoin. C’est largement suffisant. Ensuite, il suffit de mettre tous les ingrédients dans un récipient et de mélanger. Vous pouvez faire ça avec les mains mais vous allez vous en foutre partout, j’ai personnellement préféré utiliser deux cuillères à soupe en inox de marque Ikea, puisque vous voulez tout savoir.

Vous devriez obtenir une pâte assez fluide, un genre de liquide épais. Quand vous aurez cessé de tripoter le mélange, il devrait épaissir pas mal. Si vous le mettez au frigo, ça vous fera comme un pain de déodorant un peu friable. La texture « moyenne » du déodorant devrait être une pâte très épaisse, mais ne paniquez pas si vous voyez qu’elle évolue un peu. La consistance sera très sensible aux variations de température, comme l’huile de coco, donc si c’est plus liquide à midi qu’à vingt-trois heures, c’est normal !

Vous pouvez stocker votre déodorant dans le récipient de votre choix, prenez-en juste un un minimum hermétique et avec une ouverture assez large pour y mettre vos doigts. Car ouais, avec ce déodorant il faut un peu mettre la main à la patte. Prélevez une noisette par aisselle environ et appliquez-le comme vous le feriez avec une crème. Le déodorant laisse un résidu un peu sableux qui s’en ira rapidement, et pas de résidu gras. Il aura une odeur de noix de coco mélangée à celle des huiles essentielles que vous aurez choisies. Perso je me rince les mains à l’eau après l’avoir appliqué, mais vous êtes même pas obligés si vous aimez vraiment l’odeur. Ça sent moins fort qu’un déodorant classique.

Et niveau résultats, ça donne quoi ? Je ne transpire pas moins qu’avec un déodorant normal, mais ce n’était pas mon but. La sueur c’est bon pour vous, c’est normal de suer, suez de tout votre saoul. Par contre, il y a zéro odeur de sueur à la fin de la journée, même en collant votre nez sur vos dessous de bras. C’est assez incroyable. En fait la sueur en soi n’a pas d’odeur perceptible, ce sont les bactéries qui font puer. Comme ce déodorant contient des ingrédients antibactériens, à vous la sueur inodore. J’écris cet article en mode flemme totale, vêtue d’un pyjama et à une heure avancée du jour, je n’ai pas encore pris ma douche et ça fait donc environ vingt-quatre heures que j’ai mis du déodorant et ça ne sent toujours pas la sueur sous mes bras. Si vous transpirez au cours de la journée, il fera plus chaud sous vos aisselles et donc l’odeur de noix de coco sera un peu plus forte. J’ai remarqué qu’une fois sur le corps c’est surtout l’odeur de coco qui se manifeste et on sent assez peu les huiles essentielles. En tous cas on ne sent pas la sueur du tout. Niveau transpiration et odeurs corporelles je pense être dans la moyenne, je suis très sensible à la chaleur mais ne suis ni de ceux qui ne transpirent presque pas ni de ceux qui suent copieusement et sentent très fort dès que ça se réchauffe. Votre expérience pourra donc différer de la mienne, mais de mon côté je suis assez bluffée. Autre petit bonus sympa : l’huile de coco rend la peau des aisselles toute douce, cool quand on a plutôt l’habitude de la peau toute sèche maltraitée au rasoir.

Comme rien ni personne n’est parfait, il y a quand même quelques points négatifs. Déjà, il faut l’appliquer soi-même, de préférence avec les mains, ce qui est moins pratique et moins rapide qu’un déodorant du commerce en bille ou en spray. Ensuite, le bicarbonate de soude ne convient pas à tout le monde. Malgré ma peau assez sensible je n’ai pas eu de souci, mais certaines personnes peuvent avoir des réactions pas géniales, comme des rougeurs ou des démangeaisons. Malheureusement, le bicarbonate est un peu la star de ce déo et il est quasi impossible à remplacer dans cette recette donc si vous y êtes sensibles, désolée mais ce n’est pas fait pour vous. J’attire également votre attention sur le fait que j’ai testé ce déodorant sur des aisselles rasées ou à peu près rasées, vu que je porte mes poils courts en ce moment. Donc je ne sais pas ce que ça donnerait avec des poils plus longs, surtout niveau application. Je vous tiendrai au courant dès que j’aurai testé. Enfin, dernier bémol, cette mixture est moche. Ça marche super bien et j’adore et ça a changé ma vie, mais c’est moche.

Voilà, c’est tout pour moi, si vous avez des questions ou des recettes de déo maison encore mieux, faites-les péter en commentaires. En attendant, je vous dis ADIOS !  (๑•̀ㅂ•́)و✧

Étape 7 : C’est la base (de tes seins)

Coucou les copains et les copines, ça faisait longtemps que je vous avais pas pondu un bon article bien technique et lourdingue pour apprendre à connaître votre poitrine dans la douleur, hein ? Ça vous a manqué ? Non ? Eh bien tant pis pour vous, car quand faut s’y mettre, faut s’y mettre. Aujourd’hui, on va parler d’un truc super important et dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises sans jamais l’expliquer en détail : la base des seins. (Les anglophones disent « breast root » mais je trouve que « racine » c’est bizarre. Je préfère « base », même si « racine » est pas trop mal non plus, c’est juste trop végétal à mon goût comme image.) Vous voyez comme je parle toujours de soutiens-gorges comme ayant des armatures trop larges ou au contraire assez étroites ? C’est à ça que je me réfère : la bonne correspondance (ou non) de l’armature des soutiens-gorges avec la base de mes seins. Aujourd’hui, si je m’y prends pas trop mal, vous allez tout comprendre. On y va ? On y va.

On peut avoir des seins avec une base plus ou moins large, même pour une forme et une taille similaires. (Crédit image : Busty Resources, le Wikipédia des seins)

Qu’est-ce que la base et comment la déterminer ?

La base des seins, c’est la partie du sein qui est attachée au torse, directement en contact avec le reste du buste. Ça a l’air plutôt simple dit comme ça, mais en fait elle n’est pas toujours évidente à déterminer. En bas, le pli infra-mammaire sert de limite à cette base, c’est généralement sans ambiguïté. C’est sur les côtés que ça se complique. Quand on essaie d’observer la racine du sein au niveau de l’aisselle, il peut être difficile de savoir où le tissu mammaire se termine et où la chair qui ne fait plus partie du sein commence. Selon la densité du tissu mammaire ça peut aussi devenir très casse-couilles d’avoir une vision claire de la chose.

Il y a plusieurs techniques pour bien observer sa racine. La première, c’est de se mettre torse poil et de se pencher en avant devant un miroir. Non seulement c’est rigolo, mais en plus vous aurez une vue bien claire de la zone à partir de laquelle le tissu pend, et si cette surface est petite ou grande. L’autre méthode, c’est de lever les bras devant un miroir. Personnellement, quand je lève les bras, la base de mes seins apparaît instantanément. Appuyer sur le sein aide aussi. Si vous avez un tissu mammaire très souple ou une poitrine plus grosse, vous pouvez même prendre un crayon à maquillage et tracer le contour de la base avec, soulever votre sein et bien marquer à l’endroit du pli infra-mammaire, et tout et tout. Comme ça vous aurez un tracé clair, un peu comme sur l’illustration ci-dessus (même si rien ne vous oblige à colorier vos seins entiers en vert).

Maintenant qu’on a bien fait le mariole devant la glace, qu’est-ce qu’on fait de ces informations ? À quoi ça sert de connaître la base de ses seins ? Est-ce que c’est si important ?

OUI.

C’est extrêmement important.

Les armatures d’un soutien-gorge sont censées épouser la base du sein. Et si on ne sait pas où est sa base, comment savoir si l’armature de son soutif lui correspond bien ?

(Crédit photo : Etam)

(Crédit photo : Etam)

Énormément de gens portent des soutiens-gorges qui n’épousent pas bien la base de leur seins et ne s’en rendent même pas compte. Je ne compte même plus le nombre de femmes que j’ai vu dire « mon soutien-gorge me va bien, je ne comprends pas pourquoi quand je prends mes mensurations le calculateur me donne une taille aussi différente ! » avant de poster une photo d’elles où leur soutien-gorge est totalement appuyé sur leur tissu mammaire.
Ça arrive évidemment quand le soutien-gorge a un bonnet trop petit, comme sur la photo ci-dessus. Ici, le bonnet est si petit que le bas de l’armature ne touche même pas la peau du mannequin. Au milieu à gauche, on voit que l’armature appuie sur son tissu au niveau de l’entre-bonnets, au lieu d’être bien à plat contre le sternum. À droite, on voit que ça appuie aussi sur le côté extérieur du sein, car l’armature devrait aller plus loin sous l’aisselle. En portant des soutiens-gorges comme ça, pas étonnant qu’autant de personnes finissent par détester les armatures. Heureusement, comme la bande est bien trop grande, ça n’appuie pas trop fort et empêche le port d’un tel soutif d’être trop douloureux pour la jeune femme. Mais même si ça ne fait pas forcément mal, ça reste complètement inutile. Les armatures n’étant pas où elles devraient être, la poitrine du mannequin n’est ni soulevée ni maintenue. Pour rigoler, on appelle parfois ça un nipple hat (« chapeau pour tétons », s’il faut traduire), c’est-à-dire un soutif qui vient juste se poser là et ne fait rien.

Aïe.

Cette photo de Christina Hendricks est un autre exemple fabuleux de bonnet tellement petit que les armatures se posent en plein sur le sein au lieu de l’encapsuler. Avec le jeu d’ombres on peut distinguer à peu près où se trouve la racine de son sein gauche et à quel point l’armature de ce pauvre bonnet en est loin. Pour les deux femmes ci-dessus, la solution est évidente : un bonnet (beaucoup) plus grand, un tour de dos plus petit, et le souci serait réglé. Le problème vient de la taille du sous-vêtement, pas de sa forme. Malheureusement, ce n’est pas toujours aussi simple.

Base large ou base étroite ?

La base des seins, comme tout le reste, est un spectre. Il y a les gens aux bases étroites, ceux aux bases larges, et ceux qui se trouvent quelque part entre les deux. Les bases larges ont besoin d’armatures larges, les bases étroites ont besoin d’armatures étroites. Logique.

En théorie, tout ça peut avoir l’air un peu flou, et c’est normal. C’est la pratique qui vous aidera le mieux à déterminer votre forme. C’est en essayant une foultitude de soutifs trop larges que vous vous rendrez compte que vous avez des racines étroites. C’est en essayant une foultitude de soutifs trop étroits que vous vous rendrez compte que vous avez des racines larges. Mais c’est pas pour autant qu’il faut s’épargner la théorie, alors allons-y.

Seins à base large (Crédit image : Bratabase, le Pokédex des soutiens-gorges)

Commençons par parler des personnes aux bases larges. Vous pouvez avoir une racine large quelle que soit votre taille, mais si vous avez une petite poitrine peu projetée, alors il y a une probabilité encore plus forte pour que ce soit votre cas. Si vous avez l’impression d’avoir du tissu mammaire jusque sous les bras, vous êtes peut-être dans cette situation.

Les armatures trop étroites peuvent être catastrophiques car elles poignardent la poitrine. C’est inesthétique, ça ne maintient rien, ça déplace le tissu mammaire et ça peut faire affreusement mal.

Vous vous souvenez dans l’article sur la projection quand je vous parlais de l’effet orange in a glass ? Eh bien cet effet est intimement lié à la largeur de la base. Un bonnet à la bonne taille, voire trop petit, mais trop étroit peut donner l’illusion d’être trop grand, alors que c’est juste un souci de forme. Le tissu mammaire qui s’échappe sur les côtés alors que le reste du bonnet n’est pas rempli est un symptôme typique. Ce n’est pas qu’il est trop grand, mais que le sein n’arrive tout simplement pas à s’y loger. Vous ne pouvez pas faire rentrer une orange dans un verre, il vous faut un récipient avec une ouverture plus large, comme un bol. Eh bien si vous avez les racines larges, vos seins sont des oranges et les bonnets des soutiens-gorges trop étroits sont des verres. Quelle que soit la contenance du verre, si l’ouverture est trop petite, l’orange ne le remplira jamais. Un autre signe d’armatures trop étroites est le soutien-gorge qui laisse des marques sur le tissu mammaire, c’est même un des pires signes possibles.

Seins à base étroite (Crédit image : Bratabase)

Parlons ensuite des bases étroites. C’est ce que je connais le mieux, puisque c’est mon cas. La racine étroite va souvent de pair avec une poitrine projetée, mais ce n’est pas nécessairement le cas, toutes les combinaisons sont possibles (et normales). Le tissu mammaire des personnes aux bases étroites s’arrête juste avant l’aisselle, ou se poursuit sous l’aisselle mais sur un ou deux centimètres seulement.

Les armatures trop larges sont le fléau de mon existence et peuvent représenter un niveau d’inconfort variable. Pratiquement tous mes soutiens-gorges ont des armatures trop larges et pour la plupart, ça passe, je vis avec sans difficulté, même si ça a tendance à aplatir les seins. Mais quand les armatures sont vraiment trop larges, là c’est gênant. Déjà, des armatures qui n’épousent pas bien la racine du sein, c’est un maintien moins satisfaisant. Mais surtout, quand les armatures partent trop loin sous l’aisselle, ça veut souvent dire qu’elles appuient sur les côtes et ça fait vraiment mal.

On reconnaît aisément les armatures trop larges aux marques laissées par le soutien-gorge, qui souvent s’éloignent de la base sur le côté pour partir loin sous l’aisselle, comme sur cette photo. On assiste à un effet orange dans un verre inversé, qu’on appelle parfois aubergine dans un bol : un bonnet dont l’espace est mal réparti, avec souvent un manque de projection mais de l’espace vide sur le côté.

Des marques aux armatures les plus étroites (en violet) aux plus larges (en rouge)

Trouver son bonheur

Là où ça se complique réellement, c’est pour trouver un soutien-gorge qui correspond à la largeur de sa base. Le tableau ci-dessus est une ressource classique utilisée sur r/ABraThatFits et qui permet d’avoir une idée générale de quelles marques font des armatures larges ou étroites, mais il est un peu daté et incomplet.

En réalité, il serait impossible de produire une version parfaite de ce tableau. Même au sein d’une même marque, les armatures ne seront pas forcément toujours larges ou étroites d’un modèle à un autre. Et pour un même modèle, les armatures pourront être très larges ou très étroites d’une taille à l’autre. C’est très difficile de s’y retrouver. Certaines marques sont connues pour leurs armatures très étroites, comme les polonaises Avocado et Comexim. D’autres, comme Bravissimo ou Tutti Rouge, sont connues pour leurs armatures fort larges. Mais une marque comme Ewa Michalak, connue pour ses bonnets étroits, a quand même quelques modèles qui dérogent à cette règle. En général, la plupart des marques ont des armatures de largeur plutôt moyenne. Comme toujours, rien ne vaut un bon vieil essayage.

Crédit image : Bratabase

Crédit image : Bratabase

Le meilleur outil pour espérer s’y retrouver avant d’acheter, c’est Bratabase. Le site est alimenté par ses utilisatrices et utilisateurs, qui y entrent les mensurations de leurs soutiens-gorges. Parmi ces mensurations figure la largeur du bonnet (Cup width), soit la distance d’une extrémité à l’autre d’une armature. Si un soutien-gorge figure dans la base à notre taille, on peut ainsi savoir s’il aura des armatures trop larges ou pas.

Cup width Avocado Kyoto VS Freya Active

À titre d’exemple, j’ai mis côte à côte les mensurations de deux soutiens-gorges de tailles comparables, l’Avocado Kyoto en 60G et le Freya Active en 28FF. (J’utilise Bratabase en pouces parce que c’est dans cette unité de mesure que je prends mes mensurations, mais vous pouvez tout faire en centimètres ou même passer de l’un à l’autre sans problème.) Le Kyoto, plutôt étroit, a une largeur de bonnet de 4.8 pouces, soit 12,2 cm environ. Le Freya Active, très large, a des bonnets de 6.3 pouces de large, soit environ 16 cm. Si vous avez réussi à trouver un soutien-gorge qui vous convient bien, mesurez-le, entrez-le sur Bratabase et mettez-vous en recherche de modèles aux mensurations similaires !

Pour finir ce billet, je vous donne le lien de deux articles du blog Venusian Glow qui m’avaient bien aidée à l’époque où je n’arrivais pas à comprendre la forme de la racine de mes seins :

Bon courage et à bientôt ! ❤⃛ヾ(๑❛ ▿ ◠๑ )

Avocado Jewel, le soutien-gorge le plus confortable de tous les temps

Je t'aime.

Je t’aime.

Je vais commencer un peu solennellement ce billet par un avertissement. Le soutien-gorge dont je vais parler aujourd’hui m’a été envoyé gratuitement par Avocado, cependant, je ne l’ai pas choisi. Il était prévu qu’Avocado me fasse essayer la gamme Essentia afin que j’en parle sur mon blog (et je le ferai), mais nous ne nous sommes pas mis d’accord sur le Jewel, ils me l’ont envoyé un peu comme un bonus. Autant être honnête avec vous : si j’avais dû le payer, je n’aurais probablement pas choisi d’acheter le Jewel. À chacune de mes visites sur la boutique en ligne d’Avocado, le Jewel faisait partie des modèles qui me faisaient le moins rêver. Je bave déjà depuis des mois sur la gamme Annick in Love et, dans la collection la plus récente, le modèle Valentina m’attire beaucoup. Mais le Jewel ? Bof. Je le trouvais sympa sur les photos mais la grosse dentelle florale et la palette de couleurs ne me correspondaient pas vraiment. Plutôt joli, mais pas mon style.

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Avocado m’a aussi envoyé un autre soutien-gorge « imprévu », l’Orlando, qui est joli et très surprenant avec son effet presque iridescent sur le haut des bonnets, mais j’ai décidé de ne pas en parler et de le leur renvoyer, car j’estime que ce n’est pas un soutien-gorge que j’aurais pu acheter par moi-même et je refuse d’en parler sous prétexte qu’on m’en a fait cadeau.

Pourquoi alors consacrer un article au Jewel alors que je ne veux pas parler de l’Orlando ? Eh bien parce que, si le Jewel me laissait indifférente sur le papier, j’ai eu une putain de révélation en l’enfilant. C’était un moment digne de ce qui se passe quand une baguette choisit son sorcier. Je n’exagère pas. C’est comme s’il avait été fait pour moi. À tel point que j’ai coupé l’étiquette alors que je l’avais encore sur moi et me suis rhabillée par-dessus en souhaitant ne plus jamais l’enlever. Je pense pouvoir dire que c’est le soutien-gorge le plus confortable que j’aie jamais porté. Si j’avais essayé l’Orlando dans la cabine d’une boutique, je l’aurais enlevé en disant « moui, sympa, sans plus ». Si j’avais essayé le Jewel dans un magasin, je l’aurais acheté sans hésiter, et ce malgré l’indifférence initiale.

(Crédit photo : Avocado)

(Crédit photo : Avocado)

Je sais que je suis une piètre photographe mais j’espère que ça se voit quand même sur mes photos : les couleurs du Jewel sont bien plus intenses en vrai qu’elles n’en ont l’air sur le site d’Avocado. Elles sont plus riches, moins fades, plus chaudes, plus profondes. En ouvrant le paquet, ma première réaction a été de me dire « Hé, mais c’est le Jewel, il est joli en fait ». J’avais presque l’impression que c’était un modèle différent de celui que j’avais vu sur internet. Ce soutien-gorge existe dans plusieurs coloris, celui que j’ai reçu s’appelle « Choco Chili » et je le trouve très élégant, à la fois automnal et chaleureux.

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A VS H

La subtile différence de forme entre le modèle A et le modèle H. (Ça a l’air assez évident sur les dessins mais si vous aviez le même soutif en A et en H sous le nez je vous garantis que vous feriez moins les malins.)

Avocado propose plusieurs formes pour ses modèles (cf cet article que j’ai écrit l’année dernière), et le Jewel que j’ai reçu est dans la forme A. Il existe aussi en forme H, mais le A a un côté plunge qui change par rapport à ce dont j’ai l’habitude et qui me plaît beaucoup. J’ai déjà le Kyoto dans cette forme et je l’adore, mais le Jewel me va mieux. Il est plus ouvert sur le haut du bonnet, et ça correspond mieux à la forme de mes seins. Il arrondit la poitrine mais de façon plus naturelle que, par exemple, les soutiens-gorges Cleo et la fameuse « Cleo shape » très arrondie. Il est donc très joli et facile à porter sous les vêtements. Et surtout, il est tellement, tellement confortable. Je ne sais pas si c’est le fit impeccable, les matériaux et tissus utilisés ou la construction des bonnets qui font ça, mais j’ai rarement été aussi à l’aise dans un soutien-gorge. Pourtant, les soutiens-gorges à la bonne taille ça me connaît et je place toujours le confort en haut de ma liste de priorités quand j’en essaye un. Le Jewel est encore plus confortable que mon Maxi Bra de chez Mimi Holliday. Pas de la merde. La seule toute petite chose que je pourrais lui reprocher, c’est qu’il manque un chouïa de projection dans le bas du bonnet pour être vraiment 100% parfait pour moi.

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Niveau taille, rien à signaler, j’ai reçu le soutien-gorge en 60G, ma taille habituelle chez Avocado et ça me convient parfaitement. Avocado fait généralement preuve de consistance dans ses tailles, je n’ai jamais remarqué de modèle qui taille plus petit ou plus grand que les autres, donc je prends toujours la même taille et ça m’a toujours bien réussi. Je porte en règle générale du 28FF (taille britannique), et je pense vraiment que le 60G en est l’équivalent. La bande est faite avec des matériaux solides et confortables et est un plaisir à porter. De plus, elle a de petites baleines verticales de chaque côté. Je sais que certain·e·s ont horreur de ça, mais moi j’adore, je trouve que ça rend la bande encore plus confortable, comme si le soutien-gorge te faisait un câlin.

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Le Jewel a une particularité que j’adore et qu’on retrouve chez tous les soutiens-gorges Avocado : des armatures bien étroites. (Pour rappel, ça veut dire que la distance d’un bout à l’autre d’une armature est faible, et donc que l’armature ne va pas partir loin sous l’aisselle.) À nouveau, je sais que d’autres détestent ça parce que c’est incompatible avec la forme de leurs seins, mais moi c’est tout à fait ce qu’il me faut. Tenez, à ce propos, voici un point Culture Seins pour vous : dans le milieu, on utilise le verbe « to go Polish » quand une personne est obligée d’aller acheter ses soutifs chez des marques polonaises car aucun autre pays n’est capable de produire d’armatures assez étroites pour elle. Or, si vous êtes d’humeur à going Polish, Avocado est définitivement la marque qu’il vous faut.

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Je vais finir cet article en me pâmant devant une autre particularité des soutiens-gorges Avocado : il y a toujours un souci du détail, de jolies idées, de jolis matériaux, des tissus agréables. Ça ne peut se mesurer pleinement qu’en vrai, quand on a le modèle entre les mains, alors mes photos ne rendent pas justice au niveau de soin du Jewel. On a affaire à un soutien-gorge assez cher et haut de gamme, et ça se sent réellement.

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Disponible du 60 au 95, bonnets E à J (approximativement du 75 au 110, bonnets E à J en taille française)

(Mais surtout, nom de dieu, qu’est-ce qu’il est confortable.)

(Genre.)

(Vraiment super confortable.)

(Wow.)

(Sans déconner.)

(Je blague vraiment pas.)

(C’est comme un doudou.)

(Tout le monde aime les doudous.)

(Moi en tous cas j’aime les doudous.)

(Et je t’aime toi.)

(À la prochaine.)

Soutiens-gorges de sport : Freya Active Underwired VS Panache Sport

Freya Active Underwired Sports Bra

Freya Active Underwired Sports Bra

(Avertissement avant de commencer : Je préfère rappeler quelques détails sur moi afin que les « conditions de test » de tout ce bouzin soient bien claires. J’ai une poitrine moyenne (28FF ou 28G UK/75H FR) et, même si sortir sans soutien-gorge me fait mal, elle n’est pas non plus hyper lourde. Quant à mon tissu mammaire, il est plutôt ferme et, globalement, mes seins se tiennent assez bien tout seuls. En plus de ça, je ne suis pas une grande sportive. Je fais des petits footings dehors quand le temps le permet et je fais des vidéos de Blogilates devant ma télé avec un talent relatif. Tout ça pour dire que mes besoins en termes de soutiens-gorges de sport ne sont pas extrêmes. Donc si vous avez, par exemple, un tissu mammaire plutôt malléable, une très forte poitrine et des pratiques sportives intenses, prenez mon avis avec des pincettes. D’ailleurs, prenez tout le temps mon avis avec des pincettes, parce que quand même, je raconte vraiment n’importe quoi par moments.)

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(Je savais pas quelle photo mettre entre celle-là et la précédente, alors j’ai mis les deux.)

On m’a beaucoup, beaucoup demandé quand j’allais faire un article sur les soutiens-gorges de sport. Eh bien voilà, c’est maintenant, alors j’espère que vous êtes content·e·s.
Je vais vous parler d’un soutien-gorge de la marque Freya Active, qui est donc la sous-marque spécial sport de Freya, sobrement appelé Underwired Sports Bra.

Ma référence en matière de soutiens-gorges de sport c’est le Panache Sport. Il a une excellente réputation dans les sphères soutifesques et, autant le dire tout de suite, elle est largement méritée. Après des années dans des soutiens-gorges de sport en taille S/M ou 90C, forcément, la barre est basse, mais le Panache Sport m’a vraiment impressionnée.

Panache Sport

Panache Sport

J’ai acheté mon Freya Active parce que je n’arrive plus à remettre la main sur mon Panache Sport. Il y a une très forte possibilité pour que je l’aie abandonné dans mon ancien appartement quand j’ai déménagé de Suède. C’est aussi pour ça que je n’ai pas de photo de lui à vous montrer. J’ai voulu le racheter mais il est un peu cher, alors j’ai cherché une alternative moins coûteuse. Malheureusement, je suis déçue. Non pas que le Freya Active soit mauvais, j’ai une amie qui en a un et elle en est très contente, mais il n’est tout simplement pas fait pour moi.

Le Freya Active était pourtant plein de promesses.

Le Freya Active était pourtant plein de promesses.

Déjà, il faut savoir qu’il y a deux types de soutiens-gorges de sport : ceux à compression et ceux à encapsulation (je mets les mots en gras pour que tu comprennes bien, ça s’appelle la pédagogie mon pote).

Les soutiens-gorges à compression, comme leur nom l’indique, empêchent la poitrine de se balader pendant le sport en la compressant. Les seins sont pressés contre le buste, maintenus le plus serré possible pour ne pas qu’ils bougent. Ça marche plus ou moins bien, mais ça peut donner des sensations oppressantes et inconfortables. En gros : ça fait le job mais c’est pas le pied. C’est ce type de soutien-gorge qu’on trouve majoritairement dans les magasins de sport.

C’est encore moins le pied quand on a essayé les soutiens-gorges à encapsulation. Ceux-là, ils empêchent les seins de bouger en les enfermant individuellement. La « capsule » que forme chaque bonnet est assez rigide et solide pour que rien ne bouge, mais il n’y a pas de sensation de compression désagréable. Les seins sont soulevés et séparés (ce qui, je le rappelle, est la mission n°1 de tout soutien-gorge qui se respecte), mais en plus ils sont comme immobilisés. C’est assez magique.

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Après cette digression nécessaire, revenons à nos moutons. Le Freya Active Underwired, comme le Panache Sport, sont des soutiens-gorges à encapsulation. Pourtant, les deux ne se valent pas.

Évoquons dès maintenant la question essentielle : est-ce que le Freya Active fait bien son boulot de soutif de sport ? Il maintient bien, c’est indéniable. C’est la magie de l’encapsulation. J’ai couru un peu avec dans mon appartement, fait quelques sauts, et je n’ai pas ressenti de douleur ni de gêne. Le maintien est bon pour moi, même si je ne sais pas si le résultat serait le même pour une poitrine plus forte. Le Panache Sport, quant à lui, est un niveau au-dessus. Il ne se contente pas d’offrir un bon maintien et de protéger de la douleur liée au mouvement. Il est impressionnant car, quand on enfile le Panache Sport, on a l’impression que RIEN. NE. BOUGE. C’est une sensation au-delà du maintien, c’est une immobilisation totale. Alors forcément, le Freya Active ne fait pas le poids face à ça, mais il est quand même très satisfaisant de ce point de vue-là alors ne chipotons pas.

Panache Sport racerback hook

Les bretelles du Panache Sport ont un petit crochet pour les attacher en dos nageur.

Le Freya Active est aussi très solide et construit avec des matériaux résistants. Il taille serré dans le dos pour du Freya, ce qui est une bonne nouvelle pour les personnes qui, comme moi, achètent rarement cette marque à cause du dos généralement trop lâche. Le 75 est un vrai 75, voire un 70 et demi. Les bretelles sont bien larges et confortables. Il y a quatre crochets dans le dos pour assurer le maintien (alors que le Panache Sport n’en a que trois). Il n’a pas de crochet pour mettre les bretelles en dos nageur, mais pour moi c’est un détail. Le Freya Active est moins cher que le Panache Sport, mais il ne fait certainement pas cheap.

L'intérieur du Freya Active est pour l'essentiel fait  dans un maillage hyper résistant et rigide.

L’intérieur du Freya Active est pour l’essentiel fait dans un maillage hyper résistant et rigide.

Le gros problème que j’ai avec le Freya Active, c’est que les armatures sont super larges et extrêmement inconfortables. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai décidé de renvoyer ce soutien-gorge plutôt que de le garder.

(Quand je parle d’armatures larges, je veux dire que la distance qui entre les deux extrémités de l’armature est importante. Je préfère les soutiens-gorges avec des armatures bien étroites, mais selon la forme de vos seins et vos goûts, vous aurez peut-être la préférence inverse.)

Les bonnets font 16 cm de diamètre. Ça vous parle peut-être pas comme ça, mais c’est BEAUCOUP. J’en ai pourtant eu des soutiens-gorges avec les armatures trop larges (je pense notamment au Tutti Rouge Frankie ou au Gossard Phoebe), mais celui-là les bat tous. À titre de comparaison, les bonnets du Panache Sport font 12 cm seulement. Le problème que ça cause, c’est que l’armature, plutôt que d’englober le sein et d’épouser son contour, va plutôt appuyer loin sous le bras. Et quand c’est large à ce point, ça fait MAL. Déjà que le sport c’est pas une partie de plaisir, mais si en plus on me colle un soutien-gorge qui torture les aisselles, on va jamais y arriver.

Le Panache Sport possède l’avantage d’avoir des armatures très matelassées. Les baleines se sentent à peine car tout est fait pour qu’on les oublie, même après un long exercice. Il y a comme un rembourrage entre l’armature et la peau qui prévient tout inconfort. Le Freya Active, en revanche, n’a pas de matelassage particulier sur ses armatures et se rapproche plus d’un soutien-gorge normal. Par conséquent, si les armatures sont trop larges, il n’y a aucun moyen de les oublier.

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Les armatures sont si larges que, si on ferme le soutien-gorge, il est impossible de le faire reposer à plat.

Niveau taille, je trouve que le Freya Active comme le Panache Sport taillent normalement. J’ai pris un 28FF (75H) dans le Freya Active et la taille m’a semblée correcte, si on fait abstraction de l’espace vide sur les côtés dû à la largeur des bonnets. Quant à feu mon fidèle Panache Sport, je l’avais en 28F (75G) et il était un poil trop petit, ce qui est cohérent puisqu’il était un bonnet en-dessous de ma taille habituelle. Toutefois, beaucoup de personnes trouvent que le Panache Sport taille petit dans le dos et très grand dans les bonnets. Alors faites attention si vous portez un bonnet ou un tour de dos plus important que le mien. Moi, en tous cas, quand je rachèterai un Panache Sport, je le prendrai en 28FF.

Parce que ouais, je compte renvoyer mon Freya Active et me racheter un Panache Sport dès que j’aurai les sous. Le Freya Active est à mon sens un très bon rapport qualité-prix si vous avez besoin d’armatures très larges, mais moi j’ai vraiment mal dès que je le mets, donc c’est non. Je retourne donc à mon premier amour, le Panache Sport. Il est certes plus cher (et rarement soldé, hélas), mais il vaut vraiment son prix tant il est au-dessus du lot. C’est un soutien-gorge de sport d’excellente qualité et en plus il me va, je n’en demande pas plus.

Si vous êtes un peu des nerds de la soutifade et que vous aimez bien les chiffres et les données, je vous donne les liens Bratabase correspondant aux soutiens-gorges dont j’ai parlé dans cet article :

– Mon Freya Active Underwired Sports Bra, taille 28FF.

– Mon Panache Sport, taille 28F.

À la prochaine ! ( ๑ ❛ ڡ ❛ ๑ )❤

EDIT NINJA DU 19/01/2015 : J’ai oublié de parler d’un avantage que possède le Freya Active Underwired : il est lavable en machine alors que le Panache Sport ne l’est pas. Ça, c’est un atout indéniable.  Après, on va pas se mentir, quand j’avais le Panache Sport je l’ai passé en machine moult fois parce qu’au début je savais pas qu’il fallait le laver à la main et puis aussi parce que j’aime que mes soutiens-gorges soient bien propres après avoir sué comme un pourceau dedans. Je le lavais à 30°C et je prenais toutes les précautions qu’il faut prendre quand on lave sa lingerie, et je n’ai jamais eu de problème.

Billet flemme : Wishlist de janvier 2015

Bonne année les amis !

BONNE ANNÉE ?!

NON.

ANNÉE MAUDITE.

C’EST LES PARTIELS.

J’AI PAS LE TEMPS DE FAIRE DES VRAIS ARTICLES.

ALORS VOICI UNE WISHLIST DE FEIGNASSE AVANT DE RETOURNER RÉVISER.

Avocado Annick in Love

avocado annick in love

Ce soutien-gorge me fait de l’oeil depuis teeeeeeeellement longtemps. C’est assez inattendu, mais je trouve que le vert et le noir vont super bien ensemble. Je trouve que l’Annick in Love fait « conte de fées dans les bois », quoi que ça veuille dire. Je le trouve trop beau.

Freya Deco Delight

deco_delightCe gris façon bas de jogging me donne envie de me rouler en boule sous ma couette avec un thé et des gâteaux. Est-ce que c’est ça qu’on veut en cet hostile janvier d’examens ? Je crois que oui.

Curvy Kate Tease Me

Je ne suis habituellement pas très fan du Tease Me, mais dans cette couleur il me plaît beaucoup. Et le shorty porte-jarretelles qui va avec est tout ce que j’attends de la vie.

Comexim Burgundy

comexim burgundy

Il me faut ma dose de Comexim. Il me la faut maintenant. Et il me faut plus de soutiens-gorges rouges, puisque tous mes vêtements sont rouges. C’est pourtant logique.

Freya Deco Honey

freya deco delight jade

Et là on commence à bien sentir que je suis la dernière blogueuse soutifs de la terre à ne pas posséder de Deco et que j’en souffre. Et c’est vrai, j’en souffre. En plus j’adore cette couleur (« Jade », qu’elle s’appelle), elle me fait d’amour mourir.

Ewa Michalak Czarna Mgiełka

J’aime bien les soutiens-gorges tout transparents, en particulier quand ils sont noirs, et j’en ai pas assez. En plus l’esthétique simple mais efficace, avec les coutures contrastantes et tout, me plaît beaucoup. C’est ça qu’on veut, et puis c’est tout.

Fortnight Mira Longline

Je sais que Fortnight ne fait pas ma taille. Je sais que le Mira dans cette couleur n’existe plus. Je sais que Fortnight est une marque canadienne modeste quasi introuvable en-dehors de l’Amérique du Nord. Mais bigre bougre, qu’est-ce que j’aime ce qu’ils font.

Curvy Kate Luxe

Je n’ai toujours pas de soutien-gorge sans bretelles à ma taille. C’est un scandale. Il faut que ça change.

Voilà, ce billet de la grosse flemme et du manque de temps libre est terminé. Si vous voulez m’aider à acheter toutes ces choses cool, alors rendez-moi service et achetez les choses que je mets en vente. En attendant, je retourne à mes cours et vous souhaite une semaine meilleure que la mienne. Bisous bisous.